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Candidats sous l’adrénaline

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Candidats sous l’adrénaline

Au bout du fil, le cri d’une femme, suivi de coups de feu. «C’est un vol de banque qui a mal tourné, le voleur est sorti avec un otage. L’intervention a fonctionné.» Nous sommes à Farnham. Le vol était simulé. Mais l’adrénaline des participants au camp de sélection du Groupe d’intervention était authentique.

«Si les policiers ont dormi 12 heures, cette semaine, c’est beau», a dit l’inspecteur Jean Joly, en entrevue téléphonique, le 13 octobre. Le camp, qui a débuté le 9 octobre à la base militaire des Forces canadiennes de Farnham, se poursuivait jusqu’au lendemain.

M. Joly, qui supervise plusieurs sections techniques, dont le Groupe d’intervention (GI) de la police de Laval, souligne la forme physique et mentale exceptionnelle de la poignée de candidats qui franchiront cette épreuve ultime.

Cette année, 29 policiers tentaient leur chance. Si on se fie aux statistiques, un sur six, soit «quatre ou cinq» se joindront au Groupe.

Performance infaillible

Pour être sélectionné, un candidat doit faire la preuve que sa perception, son jugement, sa capacité de prendre des décisions et de respecter les protocoles de l’usage de la force ne sont pas altérés par la fatigue.

«Tout est réfléchi en fonction du travail qu’ils auront à accomplir au Groupe d’intervention.» Il n’est pas rare que lors d’une intervention, les membres de l’équipe aient à rester «10, 12 ou 15 heures à tenir leur arme sans bouger et manger», illustre M. Joly.

Résolution pacifique

Un individu suicidaire se barricade chez lui, avec une arme: un cas classique où le concours du GI est requis. «Les patrouilleurs vont intervenir en premier, vont endiguer la menace.» Le GI entrera ensuite en scène, puis les négociateurs. «Nous, on est en support à toute la structure.»

Cette équipe spécialisée «utilise des techniques d’approche d’intervention et différentes armes létales et non létales».

La panoplie de Groupe comprend donc les armes à feu traditionnelles, mais également des armes longues à balles d’impact en caoutchouc, ou des pistolets à impulsion électrique (Taser), par exemple. Le recours au Taser est d’ailleurs réservé au GI, à Laval.

«L’objectif est de régler la situation pacifiquement», insiste l’inspecteur.

Certifié

L’histoire du GI à Laval remonte à 1999. «On appelait ça la patrouille spécialisée». Il y a quelques années, l’équipe était rebaptisée Groupe d’intervention et certifiée comme telle. Compte tenu de la population lavalloise, la Ville est tenue d’être pourvue d’un tel groupe. Un camp de sélection du GI se tient au minimum tous les quatre ans, ou selon les besoins en effectif. Cette année, des candidats de Longueuil se soumettaient également aux épreuves. D’autres groupes d’intervention de la province sont venus épauler ceux de Laval et Longueuil.

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