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Boeing confirme un contrat de 346 M$ à RTI Claro

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Boeing confirme un contrat de 346 M$ à RTI Claro

Une entreprise fraîchement établie à Laval touche la part du lion des contrats que Boeing a consentis à des entreprises québécoises dans la foulée de l’achat militaire, par Ottawa, de quatre avions C-17 en février 2007.

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En présence des ministres fédéraux Jim Prentice (Industrie) et Micheal Fortier (Travaux publics), un haut dirigeant du constructeur d’avions américain confirmait lundi, l’octroi de contrats totalisant 420 M$ au Québec dont 346 M$ profiteront directement à RTI Claro, une société spécialisée dans l’usinage de pièces d’aéronefs en alliage de titane qui a pignon sur rue à l’entrée du parc autoroutier de la 25.

Obligations

«Boeing s’assurera que chaque dollar déboursé par le gouvernement canadien pour l’acquisition de la flotte de C-17 soit compensé par des partenariats et l’attribution de contrats à des entreprises canadiennes», a indiqué Mark Kronenberg, vice-président de Boeing Integrated Defense Systems.

Ces investissements de Boeing s’inscrivent dans le cadre de la Politique des retombées industrielles au Canada en vertu de laquelle les acquisitions importantes du gouvernement sont assorties d’une obligation qui incombe aux multinationales étrangères d’investir dans l’économie canadienne un montant égal à la valeur de leur contrat.

B-787 Dreamliner

Ce qu’il faut savoir c’est que la faramineuse commande confiée à RTI Claro n’est évidemment pas liée à la construction des quatre avions de transport stratégique C-17 achetés par Ottawa au coût de 1,8 G$, mais plutôt à la fabrication des nouveaux appareils B-787 Dreamliner de la société Boeing.

Essentiellement, cette manne proviendrait des quelque 50 nouvelles pièces en titane usinées et assemblées dans les installations de la rue Ernest-Cormier. Ces pièces, dont la taille varie entre 3 pouces et 32 pieds, permettront éventuellement de soutenir une cadence de production annuelle de 120 appareils B-787 par année à l’usine de Boeing de Seattle. Pour mettre le tout en perspective, RTI Claro produit et assemble déjà plus de 1800 pièces au profit de Bombardier et Bell Helicopter.

Lors de l’inauguration de la nouvelle usine à Laval, l’automne dernier, la direction de RTI Claro anticipait une hausse de plus de 400% de ses revenus dès 2009. En clair, son chiffre d’affaires avoisinant actuellement les 18 M$ grimperait en l’espace de 24 mois entre 70 M$ et 75 M$.

Emplois déjà créés

Incidemment, cette manne en provenance de Boeing a été à l’origine d’un investissement de 43 M$ que RTI Claro a consacré en 2007 aux fins de relocalisation de son usine et de modernisation de ses équipements à Laval.

En l’espace de quelques mois, l’entreprise a doublé ses effectifs de 130 à 280 employés. «Nous sommes toujours en période de recrutement pour des machinistes», informe la directrice des Ressources humaines, Sylvia Pinto. Une quarantaine de nouveaux postes devraient être comblés d’ici la fin de nouvelle année, précise-t-elle.

Le ministre responsable de la région métropolitaine, Michael Fortier, a tenu pour sa part à rappeler que l’industrie aérospatiale canadienne ne se limite pas aux Bombardier, CAE, Héroux-Devtek et Bell Helicopter, mais repose également sur une solide chaîne de fournisseurs et de sous-traitants méconnus du grand public. «RTI Claro démontre la profondeur de notre industrie liée à l’aérospatiale et à la défense».

De l’argent neuf

Enfin, considérant que Boeing avait attribué ses contrats depuis un bon moment déjà, la véritable nouvelle annoncée aujourd’hui par les ministres conservateurs est l’octroi de nouveaux contrats pour 241 M$ à des entreprises québécoises par le géant américain Lockheed Martin.

Cet engagement découle de la même politique des retombées industrielles s’appliquant suite à l’achat, la semaine dernière, par le gouvernement canadien de 17 avions Hercules C-130J au coût de 1,4 G$. Depuis, Lockheed Martin s’est engagé à investir au Canada pour 842 M$ en contrats divers. «Ces investissements donnent aujourd’hui un aperçu de l’activité économique que l’acquisition d’avions de transport stratégique et tactique a commencé à générer, a déclaré le ministre de l’Industrie Jim Prentice. Ce n’est que le début des retombées industrielles considérables qui seront réalisées au cours des prochaines années.»

Bachand réagit

En milieu d’après-midi, lundi, le ministre du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation, Raymond Bachand, a réagi par voie de communiqué.

«Le gouvernement du Québec est satisfait de la première série de contrats annoncée aujourd’hui quant aux retombées d’achat des avions C-17 de Boeing. Quant aux retombées associées à l’achat des avions C130-J de Lockheed Martin, les résultats préliminaires sont intéressants, mais le gouvernement attendra la suite des attributions pour se prononcer sur le résultat final.»

Le ministre Bachand n’a pas manqué de rappeler que son gouvernement avait réclamé, au printemps dernier, que l’industrie aéronautique québécoise ait sa part des retombées de ces mégacontrats militaires.

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Journaliste à l'économie et la politique municipale , Stéphane.st-amour@2m.media , 450-667-4360 poste : 3523

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