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Anges, corps nu: Élizabeth Bigras-Ouimet se raconte en poésie

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Anges, corps nu: Élizabeth Bigras-Ouimet se raconte en poésie

Élizabeth Bigras-Ouimet a choisi les vers pour guérir de ses deux passions, l’amour et la maladie. Une démarche personnelle que la résidente de Laval-des-Rapides a entreprise depuis des années, mais qu’elle partage désormais avec ses lecteurs, dans son premier recueil Anges, corps nu.

Impénétrable / L’image / Affronte / Le regard / Une crampe boit / Mon intérieur / Et je lutte / L’oeil trouble / Et je lutte / Contre moi… c’est dans ces mots que cette libraire a choisi de partager ses 12 années d’anorexie.

«Cela a été ma grande passion de vie, reconnaît-elle. L’impression d’être en contrôle tout en étant consciente que cela me détruisait.» Une impression également ressentie dans l’amour d’un homme. «Je trouve que j’ai aimé cet homme comme j’ai aimé la maladie. J’étais trop passionnée.»

Simple et précis

L’amour de la poésie, Élizabeth Bigras-Ouimet le cultive depuis toute jeune.

«J’écris de la poésie depuis que j’ai 12 ans. J’ai commencé à écrire sur mes peines d’amour», se souvient la jeune femme. Puis, quelques années plus tard, en 1999, elle s’implique en tant que directrice des communications de la revue littéraire au collège Montmorency, où elle étudie.

«Ce que j’aime dans cet art, c’est la justesse et l’importance de chaque mot. Ma poésie est simple et précise. Il n’y a pas de grandes images, on va directement aux sentiments.»

Autoproduction

Très vite, Mme Bigras-Ouimet se rend compte de la difficulté, pour une jeune auteure, de se faire publier.

«C’est un domaine difficile, car les gens ne sont pas portés à acheter de la poésie», estime-t-elle.

C’est alors qu’une amie lui propose de publier à compte d’auteur, en demandant des acomptes aux futurs lecteurs. «Et c’est ce que j’ai fait. Sur mon Facebook, j’ai demandé un dépôt de 5 $ aux personnes intéressées à acheter un recueil, pour pouvoir les imprimer, mais je n’y croyais pas tellement», admet-elle.

Commandes

Quelle ne fut pas sa surprise lorsque les demandes affluèrent et que l’argent était acheminé.

«Cela a commencé avec ma famille, mes amis proches, mes collègues de travail, puis le bouche à oreille.» Et la publication de plusieurs de ses poèmes sur le site caracteres.ca aurait également participé au succès, selon elle.

Ainsi, depuis le mois d’avril, les 84 dépôts reçus lui ont permis d’imprimer 120 recueils.

«On est déjà en réimpression de 40 exemplaires», se réjouit-elle, à quelques jours du lancement officiel, le 23 septembre prochain.

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