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Situé en zone industrielle près de l’autoroute 25, le marais de quenouilles avoisinant le ruisseau Corbeil ne fait pas partie des milieux naturels d’intérêt aux yeux de la Ville. (Photo gracieuseté – CRE de Laval)

Environnement

Aires protégées: le CRE exige davantage

Le Conseil régional de l’environnement (CRE) de Laval persiste et signe: l’administration Demers doit protéger non pas 14, mais bien 17 % de l’ensemble de son territoire conformément au seuil minimal fixé par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

L’organisme rappelle l’atteinte de cette cible par le gouvernement provincial à la fin 2020, précisant toutefois que Québec «devra vraisemblablement réviser cet objectif à la hausse pour mieux protéger le sud du Québec», la majorité des aires protégées du territoire québécois se trouvant au nord du 49e parallèle.

«Il est temps que la Ville de Laval se positionne comme un leader de la conservation dans le sud du Québec et qu’elle offre à ses citoyens la possibilité de découvrir, aujourd’hui et demain, la riche biodiversité que son territoire abrite», affirmait le CRE dans un récent communiqué.

Potentiel

Le conseil régional établit entre 17 et 20 % le potentiel de protection des milieux naturels en sol lavallois.

«Tous les milieux naturels encore présents, et pas uniquement les milieux naturels d’intérêt, doivent bénéficier d’un statut de conservation particulier», plaide l’organisme en réaction au Plan de conservation et de mise en valeur des milieux naturels dont la Ville s’est doté à l’automne 2020.

Rappelons que ce plan directeur, qui a pour objectif de conserver 14 % de la superficie du territoire, constitue un important jalon de la Trame verte et bleue de Laval. «[…] un projet d’envergure qui devrait permettre de planifier un aménagement plus durable du territoire, mais aussi le développement d’une culture insulaire respectueuse de la capacité de support des écosystèmes à laquelle tous les Lavallois pourront adhérer», soutient le CRE. Celui-ci ajoute que «le nombre restreint de milieux naturels sur l’île contribue à augmenter l’importance relative de chacun [d’eux] pour la résilience des écosystèmes, qu’ils soient désignés « d’intérêt » ou non.»

Actions à prendre

Outre la conservation de tous les milieux naturels recensés, le biologiste Alexandre Choquet réclame une protection accrue des corridors qui les relient, nommément ceux longeant le ruisseau Corbeil – dans la partie est de l’île Jésus – et l’autoroute 13, à l’autre extrémité du territoire.

«La Ville de Laval doit également instaurer une stratégie visant à prévenir l’introduction et contrôler la propagation des espèces exotiques envahissantes (EEE), de même qu’appliquer rigoureusement les directives de la Politique de protection des rives, du littoral et des plaines inondables (PPRLPI) pour protéger les bandes riveraines et les zones inondables des ruisseaux intérieurs et de nos deux grandes rivières, encore trop négligées», poursuit l’organisme, qui prône également le déploiement d’incitatifs afin d’encourager les agriculteurs à préserver les écosystèmes présents sur leurs terres.

En ces temps de crise sanitaire et climatique, le Conseil régional de l’environnement rappelle les bienfaits que confèrent les infrastructures naturelles en termes de santé et de qualité de vie. «Leur conservation donnerait ainsi tout son sens à la vision Urbaine de nature que la Ville de Laval s’est donnée», termine-t-il.

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Journaliste à l'économie, l'environnement, le logement et la politique municipale, provinciale et fédérale, sstamour@2m.media, 450-667-4360 poste : 3523

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