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Agriculteurs pris au piège à Sainte-Dorothée

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Agriculteurs pris au piège à Sainte-Dorothée

Le gel de la zone agricole, tel que réclamé par le Conseil régional de l’environnement de Laval et d’autres organismes, ne sourit pas à certains agriculteurs de Sainte-Dorothée, qui voient l’argent de leur retraite fondre au rythme de l’urbanisation et des nouvelles exigences du marché.

«On est pour un certain contrôle», dit Michel Clermont, fils de Marcel Clermont, qui a cultivé ses terres du chemin du Bord-de-l’Eau, jusqu’en 2006.

Banane

Mais s’il faut préserver la vocation agricole dans certains secteurs, il faut la repenser dans d’autres, fait valoir M. Clermont dans un mémoire qu’il a déposé au nom d’une vingtaine de propriétaires de terrains voisins de l’ancienne exploitation horticole de son père, dans le cadre de la consultation publique sur le Plan métropolitain d’aménagement et de développement du territoire du grand Montréal (PMAD), en octobre.

Ces lots, bordés au nord par le boulevard Samson, au sud par le chemin du Bord-de-l’Eau, à l’est par l’autoroute 13 et à l’ouest par la rue Lajeunesse, forment un territoire appelé «secteur de la banane», en raison de sa forme révélée à vol d’oiseau.

Autrefois un sanctuaire de la production horticole en serres, ces 24 terres totalisant 35 ha sont aujourd’hui enclavées entre des projets domiciliaires et de centres commerciaux. «Il faudra exclure ces terrains de la zone agricole», conclut Michel Clermont, qui a choisi de ne pas reprendre l’exploitation familiale.

De ces 35 ha, seuls 6 ha (17 %) sont en culture, «dont près de la moitié est en location», précise-t-il.

Coexistence compromise

Compte tenu des restrictions d’épandage de fumier et l’absence de zone tampon dans ce secteur pris dans l’étau de l’urbanisation, la coexistence harmonieuse des activités agricoles, commerciales et résidentielles n’est plus possible, fait-il valoir.

Symptôme de ce conflit des usages: les actes de vandalisme sur les serres se multiplient, rapporte M. Clermont.

À ce portrait s’ajoutent une concurrence de plus en plus féroce du marché et l’absence de relève pour les exploitants à la retraite ou sur le point de l’être.

«C’est leur fonds de pension qui reste gelé sur la table. Il n’y a pas d’acheteurs et le marché de l’horticulture est en déclin. Il faut trouver une alternative.»

Autre opposant

Sylvain Cléroux, de l’entreprise Les Serres Sylvain Cléroux, sise sur la rue Principale, reprend des arguments semblables pour réclamer l’exclusion de sa terre de la zone agricole.

M. Cléroux a lui aussi soumis un mémoire à la consultation sur le PMAD, où il exprime son opposition à un gel du territoire agricole. Cette éventualité «me placerait dans une situation très difficile. J’y perdrais mes investissements et mon fonds de pension».

Le gel de la zone agricole ne figure pas au PMAD adopté le 8 décembre par la Communauté métropolitaine de Montréal et soumis le 14 décembre à Québec, qui dispose de 180 jours, pour donner son avis et ratifier le Plan.

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