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À bout de souffle le communautaire exige 475 M$

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À bout de souffle le communautaire exige 475 M$

SOCIÉTÉ. Les représentants de 13 régions de la Coalition des Tables régionales d’organismes communautaires (CTROC) réunis en rencontre nationale à Laval, le 22 février, exigent du gouvernement provincial un investissement de 475 M$ pour financer adéquatement leur mission.

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Unis dans la campagne Engagez-vous pour le communautaire, ils ont dénoncé «l’aberration du gouvernement de financer largement certains, comme les médecins spécialistes, alors qu’il donne des grenailles aux organismes communautaires.

«500 M$ pour les 1000 médecins spécialistes, combien aura le communautaire? se demande Marc Longchamps, coordonnateur de la Corporation de développement communautaire de Laval (CDC). Le communautaire compte 35 000 travailleurs au Québec, dont 700 à Laval. On a un besoin urgent d’argent pour maintenir les services de nos organismes.»

La CTROC demande aux élus de faire respecter, dans le cadre du prochain budget, l’engagement pris en novembre dernier. Notons que l’Assemblée nationale avait adopté à l’unanimité une motion soulignant l’apport des organismes d’action communautaire autonome et demandant au gouvernement de rehausser le financement.

Manque d’argent

Financés à hauteur de 15 M$ pour leur mission globale, 74 groupes communautaires lavallois souhaiteraient plutôt obtenir 27 M$.

«Sur le territoire, 75 % des groupes n’atteignent pas leur seuil plancher inscrit au cadre de référence régional, déplore M. Longchamps. Le communautaire souffre d’un sous-financement chronique depuis 2001, année d’entrée de la politique de reconnaissance et financement des groupes communautaires du gouvernement.»

Appuis locaux

L’agent aux communications de la CDC, Vincent Lagacé, souligne que les organismes communautaires ont le support et la reconnaissance notamment du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Laval, des députés et de la ministre de la région, Francine Charbonneau. «Si le gouvernement n’investit pas, le CISSS ne peut pas distribuer d’argent, précise-t-il. On reconnaît notre importance, mais l’argent n’est pas au rendez-vous. Avec un financement récurrent, on pourrait stabiliser les regroupements. On pourrait maintenir un ou plusieurs postes, augmenter la fréquentation et bonifier les conditions de travail.»

Système en crise

Hugo Valiquette, porte-parole de la CTROC, constate que le système de santé est en crise et se déverse sur le communautaire. Les listes d’attente s’allongent, le communautaire et le secteur public ne sont plus en mesure de répondre aux besoins de la population, à la suite de nombreuses réformes du réseau.

«Cela a pour conséquence de précariser les conditions de travail et d’augmenter l’épuisement des travailleurs dans les organismes communautaires.»

Émilie Saint-Pierre, aussi porte-parole de la CTROC, estime à 4,24 milliards de dollars les coupures du gouvernement provincial au cours des dernières années. «Investir dans le communautaire et les services publics, c’est faire le choix de soutenir les Québécois, tout en solidifiant notre filet social, effrité par les nombreuses réformes en santé et dans les autres secteurs.»

Unis dans la campagne Engagez-vous pour le communautaire, ils ont dénoncé «l’aberration du gouvernement de financer largement certains, comme les médecins spécialistes, alors qu’il donne des grenailles aux organismes communautaires.

«500 M$ pour les 1000 médecins spécialistes, combien aura le communautaire? se demande Marc Longchamps, coordonnateur de la Corporation de développement communautaire de Laval (CDC). Le communautaire compte 35 000 travailleurs au Québec, dont 700 à Laval. On a un besoin urgent d’argent pour maintenir les services de nos organismes.»

La CTROC demande aux élus de faire respecter, dans le cadre du prochain budget, l’engagement pris en novembre dernier. Notons que l’Assemblée nationale avait adopté à l’unanimité une motion soulignant l’apport des organismes d’action communautaire autonome et demandant au gouvernement de rehausser le financement.

Vincent Lagacé, souligne que les organismes communautaires ont des appuis locaux mais que lVincent Lagacé, souligne que les organismes communautaires ont des appuis locaux mais que l’argent fait défaut.  ©Photo – Photo 2M.Media – Vincent Graton

Manque d’argent

Financés à hauteur de 15 M$ pour leur mission globale, 74 groupes communautaires lavallois souhaiteraient plutôt obtenir 27 M$.

«Sur le territoire, 75 % des groupes n’atteignent pas leur seuil plancher inscrit au cadre de référence régional, déplore M. Longchamps. Le communautaire souffre d’un sous-financement chronique depuis 2001, année d’entrée de la politique de reconnaissance et financement des groupes communautaires du gouvernement.»

Appuis locaux

L’agent aux communications de la CDC, Vincent Lagacé, souligne que les organismes communautaires ont le support et la reconnaissance notamment du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Laval, des députés et de la ministre de la région, Francine Charbonneau. «Si le gouvernement n’investit pas, le CISSS ne peut pas distribuer d’argent, précise-t-il. On reconnaît notre importance, mais l’argent n’est pas au rendez-vous. Avec un financement récurrent, on pourrait stabiliser les regroupements. On pourrait maintenir un ou plusieurs postes, augmenter la fréquentation et bonifier les conditions de travail.»

Système en crise

Hugo Valiquette, porte-parole de la CTROC, constate que le système de santé est en crise et se déverse sur le communautaire. Les listes d’attente s’allongent, le communautaire et le secteur public ne sont plus en mesure de répondre aux besoins de la population, à la suite de nombreuses réformes du réseau.

«Cela a pour conséquence de précariser les conditions de travail et d’augmenter l’épuisement des travailleurs dans les organismes communautaires.»

Émilie Saint-Pierre, aussi porte-parole de la CTROC, estime à 4,24 milliards de dollars les coupures du gouvernement provincial au cours des dernières années. «Investir dans le communautaire et les services publics, c’est faire le choix de soutenir les Québécois, tout en solidifiant notre filet social, effrité par les nombreuses réformes en santé et dans les autres secteurs.»

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