Mis à jour le 20 août 2026 à 17h00
L’Institut national de la recherche scientifique (INRS) continue de se démarquer sur le plan de l’intensité de recherche.
L’établissement s’est classé au premier rang au pays pour l’intensité de recherche par membre étudiant diplômé du palmarès 2025 de la firme de consultation Research Infosource.
Les quatre centres de recherche de l’INRS, dont le Centre Armand-Frappier Santé Biotechnologie de Laval, ont obtenu un financement moyen de 107 100$ par étudiant en 2023-2024.
Ces étudiants sont tous ceux inscrits à des programmes de deuxième et troisième cycles, de même qu’à des cours menant à des certificats ou diplômes, qu’ils soient à temps plein ou temps partiel.
Grâce ce financement moyen, les centres de l’INRS devancent largement l’Université de la Saskatchewan (85 300$) et l’Université McGill (76 200$) dans le top-3.
Autre podium
L’institut de recherche québécois se classe aussi au deuxième échelon pour l’intensité de recherche par membre du corps professoral.
La moyenne obtenue est de 478 300$, une augmentation de 9900$ en un an.
L’Université de Toronto trône au sommet pour l’exercice 2023-2024 avec une intensité de recherche moyenne de 565 700$. L’Université McMaster est quant à elle au troisième rang avec un résultat moyen de 430 100$.

Ces trois institutions se sont d’ailleurs partagé le sommet de ce palmarès lors des 10 dernières années. Depuis 2015, l’INRS a toujours fait partie du top-3. Il a raflé la palme de ce classement en 2015, 2020 et 2023.
L’étude annuelle a plutôt classé l’INRS au 26e rang du palmarès des 50 meilleures universités de recherche au Canada en 2025. Il arrive au septième rang du réseau québécois.
«Ce succès vient de la nature de l’organisation, estime Luc-Alain Giraldeau, directeur général de l’INRS. Nous ne sommes pas comme les universités traditionnelles, puisque nous sommes organisés par centres de recherche. Ce ne sont pas tous des professeurs de la même discipline ensemble, c’est interdisciplinaire.»
Selon lui, cela permet de «travailler de concert dans une direction».
Il note également que les professeurs n’ont pas à enseigner à des étudiants de premier cycle et qu’ils doivent exclusivement travailler pour l’INRS, ce qui offre «une grande liberté de recherche et beaucoup de temps pour favoriser la collaboration entre les équipes à l’intérieur d’un centre».
Recherche lavalloise
L’INRS indique que 543 projets sont en cours au Centre Armand-Frappier Santé Biotechnologie de Laval, ce qui inclut les subventions et contrats. Ceux-ci sont soutenus par les 49 professeurs et 170 étudiants qui étaient inscrits au trimestre d’automne 2025.
D’ici l’arrivée des équipes provenant des campus de Montréal et Varennes au cours des prochaines années, la spécialité lavalloise demeure la recherche biomédicale.

Luc-Alain Giraldeau souligne les nombreux projets en cours.
«Nous avons un grand contingent de personnes travaillant sur les maladies émergentes, note-t-il. Nous avons aussi des gens qui travaillent sur les contaminants invisibles qui nous entourent [et d’autres] qui travaillent avec les communautés de bactéries dans le sol. C’est souvent négligé, mais la qualité de l’agriculture et la vie en ville dépendent souvent de ces communautés bactériennes.»
Les investissements des dernières années ont d’ailleurs permis d’ajouter un laboratoire de niveau de confinement 3 au campus lavallois.
Celui-ci avait été ouvert en mars 2021, en marge de la pandémie de la COVID-19. Il permet désormais de travailler sur divers virus, dont le Zika, qui pourraient éventuellement se retrouver ici en raison des changements climatiques.
«Comme nous sommes les seuls membres du réseau Pasteur [qui regroupe des laboratoires à travers le monde] en Amérique du Nord, nous jouons un rôle de vigie et prévention pour ces maladies qui pourraient monter vers le nord. C’est un travail important pour l’avenir», complète M. Giraldeau.
Téléchargez notre application
Meta (Facebook et Instagram) bloque vos nouvelles du Courrier Laval, tout comme Google continue de leur faire obstruction, en réponse à la loi C-18.
Pour avoir accès à vos nouvelles et rester ainsi connecté à la source, le Courrier Laval vous invite à télécharger son application. Vous pouvez également vous abonner à l’infolettre hebdomadaire. Vous pourrez ainsi continuer de lire vos nouvelles gratuitement, et ce, en temps réel avec un ratio moindre de publicités. N’oubliez pas d’activer les notifications et de passer le mot à vos proches et contacts!
Apple : https://apple.co/3wsgmKE
Android : https://bit.ly/3uGPo1D
Infolettre : https://courrierlaval.com/infolettre/



