Mis à jour le 02 avril 2026 à 10h12
Le jeudi 9 avril, au Théâtre des Muses, la chorégraphe Virginie Brunelle présentera Sans quoi, nous crèverons, une création intense et profondément actuelle qui explore l’urgence de vivre, la force du collectif et la nécessité de rester humain dans un monde en tension.
À la tête de la Compagnie Virginie Brunelle, la chorégraphe et directrice artistique propose avec Sans quoi, nous crèverons une œuvre d’une rare intensité. Forte de plus de 16 ans de création, elle signe ici la chorégraphie et la mise en scène, orchestrant l’ensemble du processus artistique, de l’écriture dramaturgique au travail de plateau.
«Mon rôle est de créer et de diriger la vision artistique globale, tout en restant à l’écoute et en laissant de l’espace à l’expression de chacun», explique-t-elle.
Une approche qui se reflète dans la richesse et la cohérence de cette création, portée par cinq interprètes engagés: Sophie Breton, Alexandre Carlos, Yelda del Carmen, José Florès et Émile de Vasconcelos-Taillefer.

Un monde fragile
L’idée de cette œuvre ne repose pas sur un événement précis, mais sur un sentiment diffus et profondément ancré dans notre époque.
«C’est celui d’un monde qui s’accélère, qui s’effrite, et dans lequel il devient urgent de retrouver du sens», confie Virginie Brunelle.
Cette accumulation de tensions sociales, humaines et intimes a nourri une démarche artistique viscérale.
Sur scène, le chaos et la déshumanisation ne sont pas seulement évoqués: ils sont incarnés, ressentis et traversés.
«Les mettre en lumière, c’est offrir un espace pour les vivre collectivement, plutôt que de les subir en silence», souligne la chorégraphe.
L’urgence d’exister
Au cœur de la pièce se trouve cette notion centrale: l’urgence de vivre. Pour l’artiste, il s’agit avant tout d’un refus. «Refuser l’anesthésie émotionnelle. Rester réveillé, sensible, vulnérable, malgré le chaos», précise-t-elle.
Dans cette perspective, la création artistique devient un acte presque vital. Les mouvements ne cherchent pas à séduire, mais à secouer, à éveiller.
«Créer, c’est rappeler que nous sommes vivants – pleinement, intensément », dit-elle encore, évoquant une œuvre qui agit comme un miroir de nos propres agissements.
La force du groupe
Sur scène, cinq interprètes évoluent dans une dynamique profondément collective. Loin de toute démonstration individuelle, la pièce s’inscrit dans une recherche d’unité.
«Nous avons travaillé sur l’écoute et la confiance», explique Virginie Brunelle.
Cette quête se traduit par un passage constant de l’individu vers le groupe, où l’unité ne réside pas dans la perfection du geste, mais dans un souffle commun. Une énergie partagée, presque palpable, qui devient l’un des moteurs émotionnels de la pièce.
Le corps en cri
Dans Sans quoi, nous crèverons, la danse dépasse le simple langage pour devenir un véritable cri. Un cri incarné, brut, parfois fragile, parfois violent.
«Je pars des sensations et des intuitions pour arriver à la forme», précise la chorégraphe.
Ce travail sur les dynamiques et rythmiques permet de donner naissance à une gestuelle organique, où le corps devient vecteur d’émotions intenses. Chaque mouvement participe à cette montée en tension qui traverse l’ensemble de l’œuvre.

Dialogue artistique
La musique, signée par Laurier Rajotte, joue un rôle essentiel dans cette création. Fruit d’une collaboration étroite, elle s’inscrit dans un dialogue constant avec la chorégraphie.
«Nous partageons un désir de grandeur, avec une dimension cinématographique», explique Virginie Brunelle.
Musique et mouvement évoluent ainsi en parallèle, parfois en décalage, mais toujours en interaction, créant une expérience immersive et profondément sensorielle.
Une expérience à vivre
Après Fables, qui explorait le combat des femmes, cette nouvelle œuvre marque un tournant vers quelque chose de plus universel et de plus brut.
«Je voulais aller au-delà du discours pour toucher une expérience plus sensorielle», affirme la chorégraphe.
Plus qu’un message, c’est une sensation que l’artiste souhaite transmettre.
«Si les spectateurs sortent avec le cœur un peu plus ouvert, un peu plus conscient, alors le pari est réussi», confie-t-elle.
Le jeudi 9 avril, au Théâtre des Muses, le public lavallois est ainsi convié non pas à assister à un spectacle, mais à vivre une expérience. Une traversée artistique où chaque instant est unique, éphémère et profondément humain.
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