Mis à jour le 27 février 2026 à 16h16
Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Laval est devenu le premier établissement au Québec à automatiser l’agrégation plaquettaire.
Ce procédé permet d’évaluer si les plaquettes sanguines du corps humain fonctionnent correctement et exercent leur rôle essentiel dans la coagulation du sang.
L’analyse survient habituellement à la suite d’un accouchement ou d’une opération ayant causé un trouble de coagulation sanguine. Elle permet de diagnostiquer les causes afin d’éviter que la situation ne se reproduise dans le futur.
En plus d’améliorer la fiabilité des tests, l’automatisation de cette pratique a permis d’accélérer l’obtention des résultats.
«Cette modernisation représente un gain important, tant pour les équipes cliniques que pour les patients, souligne Maxim Périard-Séguib, chef de service des laboratoires de biochimie, d’hématologie et de la banque de sang à la Cité-de-la-Santé. Par exemple, les analyses pouvaient auparavant prendre une demi-journée, alors qu’elles sont désormais réalisées en une heure.»
Il ajoute que la patientèle d’autres régions se déplace désormais à Laval pour effectuer ce test en raison des capacités d’analyse accrues.
Processus
Yannick Guillemette est assistant-chef du laboratoire d’hématologie du CISSS de Laval. Il est au cœur de la mise en place de cette innovation.
L’ancienne méthode manuelle débutait par une centrifugation du sang qui permettait de conserver des échantillons de plasma riche en plaquettes.
Le technologiste médical utilisait ensuite ceux-ci et les testait avec chacun des agents qui devaient ou non occasionner une réaction. L’employé devait alors activer le chronomètre de l’analyse en appuyant lui-même sur un bouton de l’appareil.
Si l’étape de préanalyse demeure nécessaire aujourd’hui, c’est le reste de l’opération qui a été fortement modernisé.
«[L’appareil] va prendre l’échantillon et le mettre sur un platine d’incubation à 37 degrés comme le corps humain pour créer un environnement propice à une vraie simulation, détaille M. Guillemette. Comme les plaquettes peuvent être stimulées par plusieurs agents, elles vont être séparées et plusieurs tests seront effectués en même temps.»
En fonction de la réaction aux agents et de la formation de caillots, les technologistes pourront ensuite déterminer la compatibilité avec certaines maladies.

«On peut maintenant faire trois à quatre analyses en trois heures, se réjouit l’assistant-chef. Ça permet d’élargir nos plages horaires et d’éviter d’avoir une liste d’attente. De plus, le technologiste peut travailler sur d’autres analyses pendant que l’appareil s’occupe de l’agrégation plaquettaire, ce qui augmente la productivité.»
Pour parvenir à mettre en place le nouveau procédé, les équipes du laboratoire ont collaboré avec deux hématologues-oncologues partenaires, une spécialiste de l’Ontario et la compagnie Siemens qui a produit l’appareil.
Transmettre les connaissances
Bien que les équipes du laboratoire d’hématologie du CISSS de Laval se réjouissent de cette avancée, il n’est pas question pour eux de se l’approprier.
«On est très ouverts à partager nos protocoles, nos procédures et ce qu’on développe, assure Maxim Périard-Séguib. Ce n’est pas tous les laboratoires qui en ont besoin, puisque c’est très spécifique, mais les gros laboratoires du Québec ont tous avantage à le développer.»
Le Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) travaillerait notamment sur l’ajout de cette technologie au sein de ses installations.
Maxim Périard-Séguib complète en assurant que son équipe travaille sans cesse sur l’optimisation des pratiques et que de nouveaux projets de modernisation pourraient suivre prochainement.
Notons que le laboratoire de l’hôpital de la Cité-de-la-Santé compte cinq secteurs, soit la biochimie, la pathologie, la microbiologie, l’hématologie et la banque de sang. Ceux-ci traitent plus de 3000 tubes d’échantillons chaque jour.
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