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S’évader à Laval

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S’évader à Laval

Avec la forte croissance en popularité des jeux d’évasion au Québec, Laval n’a rien à envier aux autres municipalités avec plusieurs offres pour satisfaire les amateurs d’énigmes. En octobre, le Cube Secret a fêté sa première année d’existence et Échappe-Toi a ouvert une succursale dans la région.

À l’approche de l’énorme structure métallique haute de 24 pieds du Cube Secret, impossible d’en deviner son contenu. «J’étais responsable des travaux, a affirmé le copropriétaire, Sylvain Rivard. Je ne suis même pas capable de clouer un clou. C’est vraiment mon plus grand accomplissement.»

À l’intérieur, quatre appartements de quelques pièces attendent les joueurs pour raconter l’histoire d’un personnage, soit un détective, séquestreur, colonel ou mafieux.

Le résident de Lorraine se réjouit d’entendre les cris de surprise quand les participants découvrent des portes cachées.

«L’espace est grand et les effets spéciaux, réussis», de commenter Bertrand Kirouac, à la sortie d’une pièce.

«Le chronomètre au-dessus de la porte apporte un élément de stress», d’ajouter Shawn Huang Gratton.

 

Sylvain Rivard et Sandra Bergeron, propriétaires du Cube Secret. (Photo 2M.Media)

 

Aventures

Pour souligner son anniversaire, l’entreprise a organisé une chasse au trésor, le 12 octobre, avec des pièces d’une valeur de 1000 $ pour le gagnant.

C’était une façon de faire découvrir la passion de M. Rivard, chasseur de trésors depuis les 12 dernières années. Retraité à 41 ans du domaine financier, il s’est lancé dans la recherche de richesses cachées à travers le monde.

«Ça coïncidait avec ma crise de la quarantaine, raconte-t-il. Je voulais penser à moi et j’ai toujours été passionné par les pirates et aventuriers.»

Cela l’a mené en France à plus d’une dizaine de reprises, en quête d’une chouette de bronze et aux États-Unis pour un coffre enfermant près de 2 M$. Jusqu’à présent, il est toujours revenu les mains vides.

«Le trésor est bien souvent dérisoire, précise-t-il. Il s’agit de réussir là où les autres ont échoué. Ça rappelle la quête du Graal.»

Saisons

Autodidacte, il apporte son amour des époques révolues dans l’entreprise, qu’il gère avec sa conjointe Sandra Bergeron.

Le joueur emprunte l’histoire d’un personnage pendant le temps de l’activité, que le propriétaire qualifie de «jeu d’évasion du quotidien».

Les épreuves présentées dans les salles du Cube Secret correspondent à la saison un, suivie en 2020 par la seconde. Au total, un plan sur 10 ans prévoit 4 saisons, la découverte d’objets et personnages inédits.

Échappe-Toi

«Écoute, on lance une compagnie qui a comme principe d’enfermer des gens une heure dans une salle pour voir s’ils peuvent s’en échapper.»

Il s’agit d’une proposition étonnante qu’Emmanuel de Gouvello a saisi pour ouvrir Échappe-Toi, le premier jeu d’évasion au Québec. D’abord installé à Montréal et Bordeaux, le natif de France s’est associé à Guillaume Saint-Étienne pour ouvrir une succursale lavalloise sur le boulevard Saint-Martin, près de l’autoroute 19.

 

Guillaume Saint-Étienne et Emmanuel de Gouvello, propriétaires d’Échappe-Toi Laval. (Photo 2M.Media)

 

En guise de célébration, les deux propriétaires ont eux aussi organisé une chasse qui menait les curieux à travers la ville, en passant par l’Église Sainte-Rose-de-Lima, le Cosmodôme et Centre de la nature.

«Avant, je travaillais dans une agence web, lance le copropriétaire. C’était très virtuel, alors que cette fois-ci je voulais aller dans le concret.»

Particularités

Se démarquer n’est plus chose simple dans le milieu. «Au début, nous étions les seuls, rappelle M. de Gouvello. Aujourd’hui, il y a plus de 40 entreprises de jeux d’évasion dans la province.»

Pour tirer son épingle du jeu, le duo mise sur la culture locale. L’Opération coup de circuit, un scénario sportif, est centré sur une équipe de baseball professionnelle nommée les Ixpos. La prochaine pièce, en construction, sera basée sur la vie d’un corsaire français qui naviguait autrefois sur la rivière des Mille Îles.

«Les salles, comme la chasse, permettent de découvrir le patrimoine du Québec et de Laval», précise l’homme de 47 ans.

3 %

Selon les statistiques recueillies par l’entreprise, seulement 3 % des équipes réussissent le défi, un chiffre qui ne décourage personne, assure M. de Gouvello. «Arriver à sortir est secondaire. À Boston, un jeu indique un taux de réussite de 50 %. Là, c’est décevant de ne pas y arriver.»

Le principe de ces jeux d’esprit émane du Japon où le taux de réussite est semblable. «Nous n’avons pas fait exprès, raconte le copropriétaire. Nous avons construit les pièces et remarqué que le pourcentage s’approchait de celui au Japon.»

Il prévoit la fin de la construction des six pièces principales en 2019.

 

Au total, sept jeux d’évasion s’offrent aux Lavallois. (Photo 2M.Media)

 

Embarras du choix

Outre les deux options présentées, de nombreux jeux d’évasion ont vu le jour à Laval dans les dernières années.

L’ex-plongeuse olympique Roseline Filion a ouvert avec sa famille Immersia, près du boulevard Saint-Elzéar. Tout près, dans le quartier industriel, on retrouve X-Cape et l’Escaparium.

Le S.Cape a pris d’assaut le Centropolis, alors que plus au sud, près du terminus Cartier, est apparu le Codex.

Au total, donc, sept jeux d’évasion, concentrés au centre de la ville, s’offrent aux Lavallois.

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Journaliste aux transports, à la santé et à la politique provinciale et fédérale, agohierdrolet@2m.media , 450-667-4360 poste : 3527

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