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1500 signatures pour sauver un boisé

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1500 signatures pour sauver un boisé

Le vieux frêne, abattu en septembre 2006 derrière l’école, est toujours couché au sol. «Ça recommence à pousser», laisse tomber Nicola Tremblay. Lui et ses copains de l’École d’éducation internationale, à Chomedey, ont fait stopper une coupe illégale, il y a 10 mois. Ils ont maintenant recueilli 1500 signatures pour sauver «leur» boisé.

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Lors de la visite du Courrier Laval à l’école, le petit groupe d’élèves s’apprêtait à envoyer la pétition au maire de Laval et au Comité exécutif de la Ville. «C’est eux qui ont fait le texte de la lettre», précise Claude Blais, professeur de biologie et responsable du comité environnement de l’École d’éducation internationale de Laval (EEIL).

L’histoire

Dans cette lettre, ils résument le saccage de l’automne dernier. «Le 6 septembre dernier, une déchiqueteuse envahissait le marais boisé situé au nord de l’EEIL, détruisant ainsi sur la largeur d’une rue des dizaines d’arbres.»

Au ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, on avait affirmé que la déchiqueteuse n’avait pas touché au milieu humide. Le biologiste du Conseil régional de l’environnement (CRE) de Laval, Richard Pelletier, avait, quant à lui, évalué qu’une partie du milieu avait été saccagée.

La zone est reconnue dans l’inventaire des milieux humides de Laval, précise M. Pelletier, dans une lettre adressé à Élisabeth Lamarre, étudiante responsable du dossier marais-école. Le propriétaire, qui avait procédé sans permis de coupe, s’en était pourtant tiré avec un simple avis d’infraction. Pas d’amende.

Acquérir et aménager

Le boisé s’étend de l’arrière-cour de l’EEIL jusqu’à la limite ouest du terrain de la Souvenir Elementary School. «Par sa situation privilégiée entre les deux écoles, cet espace boisé représente une excellente zone de conservation à des fins éducatives et récréatives, en plus d’offrir une zone tampon entre les futurs développements résidentiels et les édifices à caractère public situés en façade du boulevard Souvenir», peut-on lire dans la lettre envoyée au maire Gilles Vaillancourt.

Les jeunes militants souhaitent voir cette zone aménagée sur le modèle du parc des Prairies, avec une piste cyclable qui viendrait rejoindre celle déjà existante dans l’emprise d’Hydro-Québec.

Ils suggèrent le modèle de partenariat public-privé pour l’acquisition du boisé. Afin que l’idée fasse son chemin, le groupe a fait parvenir sa missive à une dizaine de destinataires, notamment à l’organisme Canards illimités, qui gère un programme d’acquisition de milieux humides.

Le CRE-Laval a déjà manifesté son appui aux démarches initiées par les jeunes. «La protection de ce milieu naturel est d’autant plus prioritaire à nos yeux que ce dernier présente un potentiel éducatif appréciable […] et qu’il est déjà exploité à travers des activités éducatives et de sensibilisation.» (Photo: Petition 5 MAA)

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