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Yves Beauchamp: un homme de fer extrême

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Yves Beauchamp: un homme de fer extrême

Le triathlon Ironman consiste à faire 3,8 km de natation, 180 km de vélo et 42,195 km de courses. Un défi surhumain pour le commun des mortels, mais dérisoire pour le Lavallois Yves Beauchamp, capable de coller cinq triathlons en autant de journées et d’attaquer un double Ironman le même jour.

À chaque épreuve, il franchit des distances inimaginables pour l’être humain: 84,4 km à la course, 360 km de vélo et 7,6 km de natation. Il prend entre 19 et 35 heures pour compléter un double Ironman.

Dix-septième en 2011, Yves Beauchamp s’est élevé au rang des meilleurs en décrochant le titre de vice-champion de la Coupe du monde du double Ironman du circuit IUTA (International Ultra Triathlon Association), parmi les 176 athlètes d’exception. Il a terminé au deuxième rang au cumulatif des compétitions de la saison 2012.

Cette deuxième place représente la meilleure performance canadienne à vie sur ce circuit. «Mon meilleur résultat sur la scène internationale était la huitième position en 2008. Je suis très fier de cet exploit», mentionne-t-il.

Le seul au monde

L’athlète de 48 ans a brillé aux épreuves en Floride, Slovénie, en Suisse et en Virginie. Il est le seul homme de fer de la planète à avoir participé à quatre épreuves double Ironman cette année.

«C’est tellement difficile notre sport. C’est un exploit en soi de terminer un double Ironman. Les autres athlètes m’ont félicité d’avoir accompli trois double Ironman en sept semaines», indique-t-il, le torse bombé.

Cinq triathlons Ironman en autant de jours

Et comme si ça ne suffisait pas, il arrive du Mexique où il a pris part à cinq triathlons Ironman en cinq jours au début de novembre. Un total de 73 heures de dur labeur.

«Je devais faire un décatriathlon (dix fois la distance), mais mon cousin n’a pu se déplacer pour venir me donner un coup de main. J’ai dû réduire mon décatriathlon de moitié», reconnaît-il, penaud.

Début en 2000

Le roi de l’endurance a commencé sur ce circuit en 2000 et concourt sur les épreuves de décatriathlon depuis 2002. «J’ai commencé avec le marathon. Puis, j’ai voulu explorer davantage l’endurance humaine. Je suis allé plus loin en faisant des triathlons, ensuite des double et triple Ironman. Enfin, des décatriathlons», affirme-t-il, le feu dans les yeux.

Décatriathlon

La grande fierté de Beauchamp est d’avoir pris part et complété deux Championnats du monde de décatriathlon. Les escapades du Lavallois ressemblaient à 38 kilomètres de natation, 1800 kilomètres de vélo et 422 kilomètres de course à pied.

En carrière, Beauchamp a complété 11 double Ironman, 2 triple Ironman et 2 déca Ironman. Seulement 19 athlètes au monde ont terminé deux décatriathlons. En 2006 en France, il a complété la distance en 11 jours et 15 heures. Deux ans plus tard, il a amélioré son temps au Mexique en finissant l’épreuve en 11 jours et 6 heures.

«On fait cela pour se réaliser, c’est une quête personnelle. Comme tu le sais, l’effort physique n’est plus prisé dans notre société. Combiné à un effort mental, c’est quelque chose d’extraordinaire à vivre quand tu termines. Quand tu réussis ce genre d’épreuve, plus jamais tu ne deviendras impatient», avoue-t-il, humblement.

Force mentale exceptionnelle

Beauchamp ne s’en cache pas, il considère que ça prend une bonne dose d’expérience, mais surtout d’inconscience pour pratiquer son sport ultime.

«Tu sais que ça va faire mal. Le secret est de gérer ses efforts. Ma force réside également dans mon mental. Il faut être fort pour passer à travers des double Ironman ou des décatriathlons», explique-t-il.

«Il vient un temps durant la course où tu ne peux pas avoir plus mal. Ce n’est plus physique, mais psychologique. La clé, c’est de croire en soi», poursuit-t-il.

Les commanditaires ne courent pas les rues

Le triathlon double Ironman semble plus facile à réaliser que s’approprier le support des commanditaires. Malgré ses nombreux succès, Yves Beauchamp est toujours à la recherche de commanditaires. Il assume tous les frais de son entraînement et des compétitions.

Pour qu’un athlète puisse participer à toutes les compétitions du circuit mondial, il doit débourser entre 15 000 $ et 20 000 $ annuellement.

«C’est sans compter le transport du matériel, l’entretien ou encore l’inscription aux championnats. Je suis essoufflé financièrement», termine-t-il.

Roi du vélo stationnaire

Beauchamp est le roi du vélo stationnaire. En 2005, il a pédalé pendant pas moins de 77 heures et 22 minutes. Une performance qui lui vaut une place dans le prestigieux livre des records Guinness.

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