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Vincent C: le «bad boy» de la magie québécoise

Culture

Vincent C: le «bad boy» de la magie québécoise

Vincent C est un magicien nouveau genre. Il capte une colombe tirée d’un bazooka entre ses dents. Il avale un ballon de quatre pieds de long et en sort un animal. Il aime les explosions, dont celle qui fait sortir un lapin plutôt amoché de son chapeau.

Son numéro du bazooka lui a rapporté le prix de Révélation Juste pour Rire 2009. Il s’est fait remarquer au gala 2010 d’Édouard Baer, un comédien français avec lequel il s’est lié d’amitié.

Ces jours-ci, les téléspectateurs peuvent le voir à l’émission Un gars, le soir, avec Jean-François Mercier, à l’antenne de V télé. Vincent C y réinvente le sushi avec des poissons rouges et un mélangeur ou trouve une nouvelle utilité à un chat et une litière. «Dès la fin de l’audition, on m’a proposé une chronique hebdomadaire. On m’a rapporté que des boîtes de mouchoirs avaient été demandées d’urgence tellement le monde riait dans la salle. Sinon, je fais aussi un show-bénéfice contre le décrochage, avec Jean-Marc Parent, le 16 octobre», confie Vincent Côté-Morency.

Pré-production

À l’heure actuelle, le magicien possède une heure de matériel, en prévision de son premier spectacle solo. Il prévoit la sortie de ce spectacle pour la fin 2011, début 2012.

«Je mets beaucoup de soin à chaque numéro. Je mets de la chair, de l’humour. J’aime accentuer le côté comique de la magie et montrer qu’il n’y pas juste le punch qui est intéressant. Je me moque beaucoup de l’aspect sérieux, je pense entre autres à la brochette de la mort, où je me trompe en suivant tout croche le manuel d’instruction», développe celui qui se fait appeler Vincent C.

Développer son style

Très vite, Vincent Côté-Morency s’est intéressé à la magie. Tout aussi vite, il a eu envie de créer ses propres routines de prestigitateur. «Vers mes 18 ans, j’ai travaillé pendant un an et demi dans un magasin de magie. J’ai vu que tous les tours reposaient sur quelques principes précis. Je voyais tout ce qui se faisait, je lisais tout. Quand tout le monde peut acheter les mêmes bébelles, faire les mêmes trucs, je me suis dit: « Je vais créer mes propres bébelles »».

Elle est loin l’époque où l’enfant de sept ans recevait un kit de magie comme cadeau de sa grand-mère. «Mais déjà, j’avais jeté le livre d’instruction à la poubelle pour essayer mes propres affaires. À 12 ans, une tante m’a demandé de monter un petit show pour ma cousine et ses amis, dans le sous-sol du McDonald, boulevard Saint-Martin. C’est là que j’ai vraiment commencé vouloir comprendre la magie», raconte le Lavallois de 29 ans.

Les modèles

Pour ce petit spectacle, Vincent Côté-Morency s’était acheté un recueil du magicien Alain Choquette. Ce sera la première d’une longue série de lecture. Il s’intéresse à l’histoire de la magie. Sans compter qu’un jour, un magicien sort un foulard de son pouce devant lui.

«Je suis un gars logique, qui aime les mathématiques (il fera un an de mathématique pure à l’Université de Montréal). J’ai voulu saisir à tout prix comment ce gars-là avait réussi son tour», observe Vincent C, qui fera deux programmes pendant ses études secondaires. Le régulier à l’école. La magie à la maison. C’est pendant l’adolescence qu’il se familiarisera avec les David Blaine, David Copperfield et surtout le duo irrévérencieux de Penn et Teller. «J’aimais leur côté thrash, avec du sang, en plus d’avoir un discours politique. J’aime être cru et direct, sans être violent et surtout, sans me prendre au sérieux.»

C’est en regardant ces grands noms que le jeune magicien commencera à fréquenter les grandes quincailleries et les magasins de matériel d’artistes. Ce qui donnera éventuellement le numéro du bazooka.

Enfant de Laval

Vincent Côté-Morency est né à Laval, il a grandi dans Duvernay, fréquentant l’école J-Jean-Joubert. Il a longtemps joué au soccer élite pour les Étoiles de l’est. Si la famille s’est beaucoup promenée pendant le secondaire (Blanc-Sablon, Chibougamau), il fera son secondaire 1 au Collège Laval et son cinquième au Mont-de-La Salle.

Pour qui veut suivre la carrière du magicien Vincent C: www.vincentc.ca .

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Rédacteur en chef, journaliste à la culture et aux faits divers, Benoit.leblanc@2m.media, 450-667-4360 poste : 3526

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