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Vague d’abolitions de postes chez les cadres au CISSS de Laval

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Vague d’abolitions de postes chez les cadres au CISSS de Laval

RÉFORME. Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Laval, a dû supprimer les postes de 37 cadres supérieurs et intermédiaires avec l’arrivée en vigueur de la Loi 10, au début avril.

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En tout, 33 gestionnaires sont partis volontairement à la retraite pour ne pas subir les récentes réformes dans le réseau de la santé et des services sociaux. Ceux qui ont décidé de se prévaloir de cette option ont plus de 30 ans dans le réseau lavallois, indique-t-on.

Le CISSS de Laval regroupait au total 43 cadres supérieurs. «On doit réduire ce nombre à 33, donc 10 cadres supérieurs de moins», indique Doris Prince, direction des ressources humaines, communications et affaires juridiques au CISSS de Laval.

Mêmes suppressions du côté des cadres intermédiaires. En tout, 27 postes ont été abolis, passant de 293 à 266.

«Notre cible de réduction de 37 cadres, qui doit être atteinte pour le 31 mars 2017, [l’est quasiment] avec les 33 cadres qui ont pris l’option de départ et les personnes dont la retraite est prévue au cours des deux prochaines années, poursuit Mme Prince. Enfin, en ce qui a trait à tous les hors cadres, les cadres supérieurs et les cadres intermédiaires administratifs dont le poste a été aboli, il y aura un réajustement des effectifs en fonction de la nouvelle structure organisationnelle qui est en attente d’approbation du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS).»

Avec ces suppressions, le ministre de la Santé Gaétan Barrette prévoit une économie annuelle de 220 M$ pour l’ensemble du réseau québécois. Le MSSS compte de ce fait abolir 1300 postes de cadres dans l’ensemble des établissements.

Une association de cadres réagit

L’Association des gestionnaires des établissements de santé et de services sociaux (AGESSS), qui compte 7400 membres actifs, avance qu’environ 2500 d’entre eux ont été touchés par la Loi 10. En effet, leur poste a été aboli le 31 mars. De ce nombre, la moitié d’entre eux ont transmis une lettre de choix d’option à leur établissement.

Le trois quarts des membres affectés ont retenu l’option du replacement dans le secteur et 20 à 25 % celui du départ, avec l’indemnité de fin d’emploi et l’option de préretraite et retraite.

La proportion serait également similaire du côté de l’Association des cadres supérieurs de la santé et des services sociaux (ACSSSS).

«Les gens qui restent dans le réseau vont devoir repenser à de nouvelles façons de faire, car il va y avoir moins de personnes qui feront les mêmes travaux, indique Valérie Pepin, conseillère aux communications de l’AGESSS. Il va falloir être extrêmement imaginatif dans les façons de faire. On craint aussi le syndrome du survivant, c’est-à-dire la personne qui va s’épuiser au travail à relever cet énorme défi. La deuxième vague qui arrivera, c’est lorsque les secteurs cliniques seront affectés. C’est une très grande période de turbulence qui s’en vient.»

Au cours des prochaines semaines, l’Association compte saisir la Cour supérieure par l’entremise d’une requête en jugement déclaratoire pour faire invalider le règlement modifié au niveau des conditions de travail des cadres.

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