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Une répression à trois niveaux pour contrer les gangs de rue

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Une répression à trois niveaux pour contrer les gangs de rue

SOCIÉTÉ. Depuis plus de trois ans, la présence de gangs de rue sur l’île Jésus est devenue une réalité occulte difficilement chiffrable et qualifiable pour la Police de Laval, bien qu’on soit en mesure de contenir leur activité criminelle consacrée au trafic de stupéfiants et à la traite de personnes et leur exploitation sexuelle.

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À preuve: plus une seule escouade policière spécialisée ne comprend l’expression gang de rue dans son titre.

Elle est donc loin l’époque sanglante des guerres de territoire qui s’était vite résorbée en 2008, après plusieurs agressions armées entre partisans Blood (Rouge) et Crisps (Bleu). À lui seul, l’été 2007 avait connu 11 fusillades.

D’aucuns se souviendront que le resto-bar Moomba avait fait les frais de trois incidents en quelques mois. Cette période avait aussi vu l’émergence de groupes tels ESL (Every Soldiers Lock) et RAS (Royal Arabik Squad) 45, disparus aussi vite qu’apparus.

«Depuis 2012, nous sommes passés de groupuscules locaux associés à divers territoires, qui pouvaient s’étendre sur trois ou quatre rues, à une criminalité organisée et un décloisonnement de leurs sphères d’activité», affirme Dany Gagnon, inspecteur-chef responsable des enquêtes qui travaille à la Police de Laval depuis 23 ans.

Phénomène marginal à Laval avant cette époque, les gangs de rue ont ainsi évolué vers les années 2000, allant de graffitis et désordre urbain à un dénominateur commun orchestré avec le reste du crime organisé (motards et mafia italienne): l’argent. Le corollaire: moins d’événements de violence et une certaine forme de paix sociale.

Pour de nombreuses poignées de dollars

N’empêche, les gangs de rue demeurent une préoccupation pour la police et ses partenaires du milieu socio-communautaire, afin de lutter contre l’extorsion et l’agression armée liées au commerce de la drogue, quand ce n’est pas le recrutement de jeunes femmes pour le marché de la prostitution.

L’approche globale s’articule en trois volets: répression, prévention et soutien à la dénonciation. La section Moralité et drogue s’occupe de la rue et des plaintes de citoyens, une section anti-gang s’attaque aux problèmes plus organisés et finalement, l’Escouade régionale mixte de Laval travaille de concert avec la Sûreté du Québec, la Gendarmerie royale du Canada et d’autres corps policiers pour prendre en défaut les hauts placés du crime organisé.

«Depuis ce printemps, nous avons aussi mis sur pied le groupe Équinoxe, qui intervient exclusivement en soirée et dans la nuit pour assurer une présence dans des lieux fréquentés par les gens du crime organisé», ajoute Dany Gagnon.

À Laval, plus de 400 endroits disposent d’un permis de la Régie des alcools, des courses et des jeux du Québec, dont 9 bars de danseuses, une quinzaine d’hôtels et motels et près de 40 salons de massage érotique.

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Rédacteur en chef, journaliste à la culture et aux faits divers, Benoit.leblanc@2m.media, 450-667-4360 poste : 3526

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