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Une association musulmane dénonce la gestion d’un cimetière géré par une mosquée

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Une association musulmane dénonce la gestion d’un cimetière géré par une mosquée

DIFFÉREND. Une association critique le laisser-aller du cimetière de la communauté musulmane, situé sur la montée Masson.

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Le cimetière islamique Hamzaz, un terrain bien discret de plus de 1500 stèles, appartient au Centre islamique du Québec, qui lui, gère aussi une mosquée dans l’arrondissement Saint-Laurent.

L’Association de la sépulture musulmane au Québec (ASMQ) dénonce le fait que les tombes sont mal entretenues, inaccessibles, régulièrement inondées et cachées derrière de hautes herbes.

Hadjira Belkacem, la présidente, se demande où se dirige les nombreux dons des fidèles du Centre islamique du Québec.

«Ils ont beaucoup de difficultés financières et de conflits d’intérêts dans leur organisation, indique-t-elle. Le cimetière se dégrade, semble abandonné et leur mosquée prend de l’expansion d’une année à l’autre.»

Depuis avril 2014, l’ASMQ entreprend des démarches pour que les personnes décédées puissent avoir un lot de terre plus digne.

«C’est un cimetière payé par la communauté, ajoute Mme Belkacem. De plus, il est partagé en deux: les chiites et les sunnites. On est tous des musulmans, on s’enterre tous de la même façon. On ne veut plus de cela et on dénonce cela.»

3000 sépultures

L’Association accueille très bien l’espace réservé à 3000 sépultures, dès l’automne, qui seront orientées vers la Mecque dans le Cimetière de Laval, sur le Chemin Bas-Saint-François, que gère le groupe Magnus Poirier.

«Ça ne prendra pas beaucoup de temps pour qu’il affiche complet, indique celle qui se réjouit de l’annonce d’un site indépendant de la mosquée. La communauté musulmane est grandissante et on n’a pas assez de lieux de sépulture.»

L’ASMQ y voit une forme d’intégration sociale. «On vit dans cette société, on y travaille, on y élève nos enfants, ajoute Mme Belkacem. On appartient à cette terre-là.»

142 000 $ de déficit

Le directeur du cimetière Hamzaz, Abdellah (qui préfère taire son nom de famille), reconnaît qu’il y a des «choses à arranger» sur le site. Il se défend que les travaux d’embellissement doivent débuter à la mi-mai.

Il souligne également que le cimetière est en déficit de 142 000 $, car plusieurs familles n’ont pas payé l’emplacement réservé.

«L’imam ne veut pas actionner les gens de la communauté, car cela nous fait honte et nous donne une mauvaise réputation», indique-t-il.

Aussi, les multiples enterrements de personnes sans famille ne rapportent pas d’argent, ajoute-t-il. Cependant, la mosquée les accueille tout de même.

Abdellah ne voit pas l’arrivée d’un nouvel emplacement pour les personnes de confession musulmane comme une compétition.

«Une business, c’est une business», admet le directeur, qui précise avoir eu à faire régulièrement avec le groupe Magnus Poirier.

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