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Un nouveau maître-chien pour la police

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Un nouveau maître-chien pour la police

Depuis le 22 juillet, Éric Johnson complète l’équipe de huit maîtres-chiens de la Police de Laval, en compagnie de Darky, une splendide femelle berger allemand.

Dès sa première soirée de travail à sa nouvelle affectation, le 25 juillet, le tandem a participé à une brève chasse à l’homme après le vol qualifié d’un dépanneur, dans Duvernay. Darky a permis de remonter la trace du suspect alors qu’il commençait à se déshabiller et à cacher son arme.

Peu de temps, après, le policier et sa coéquipière canine aidaient à repérer une femme cachée entre deux véhicules. Elle menaçait alors de se suicider en utilisant un couteau.

Le conditionnement

La complicité naissante entre l’homme et le chien les a aussi amenés à intervenir lors d’une poursuite impliquant quatre individus fuyant dans un véhicule, en empruntant le Pont-Viau. Une histoire qui s’est terminée par un accident sur le boulevard Lajeunesse, à Montréal.

«Avec Darky, nous avons rebroussé chemin vers le Pont-Viau, raconte Éric Johnson, qui est policier à Laval depuis 8 ans. Nous avons réussi à dénicher leur arme, un calibre 12 à pompe chargé à bloc. C’était une belle opportunité pour que le chien associe l’odeur à l’urgence de l’opération venant de se produire. L’animal apprend par conditionnement. Le défi est de maintenir ce conditionnement pour conserver ses acquis.»

Rigueur et constance

Dans les temps morts, lors des quarts de travail, le maître-chien ne ménage souvent pas les efforts pour poursuivre le dressage constant de l’animal. L’entraînement comprend trois niveaux de difficulté selon le milieu d’opération visé: rural, industriel, urbain.

«Le chien doit apprendre à repérer et remonter la piste (odeur, objet) recherchée sur l’asphalte, le gravier, la terre tapée , selon les aléas de la température, soleil et canicule, pluie, souligne Éric Johnson. Quand on traque un suspect, tout est question de vitesse de réaction, de rapidité d’intervention. C’est pourquoi Laval est unique au Québec, avec un maître-chien affecté à chacune de nos unités.»

Préparation patiente

Éric Johnson a fait cinq ans de patrouille, avant de se familiariser avec le métier de maître-chien. Il est devenu ce qu’on appelle «homme-proie» dans le jargon.

«Dans ce rôle, j’ai assisté le maître-chien Alexandre Lapierre, en assurant le rôle du voleur, que ce soit pour la cache de stupéfiants, la contamination d’objets, d’armes ou un nouveau profil que nous tentons de développer en ce moment: l’argent.»

24 heures sur 24

Le chien et le policier cohabitent à temps plein. Un enclos a été aménagé sur le terrain d’Éric Johnson pour accueillir Darky. La chienne demeure à l’extérieur en permanence, afin de s’habituer aux changements climatiques, dont l’impact est important dans le travail qu’elle a à fournir.

«Être maître-chien, c’est une belle spécialité, confie Éric Johnson. Tu ne dois pas juste aimer les chiens. Ça exige un esprit analytique poussé pour lire adéquatement le chien et réagir promptement en situation d’urgence. Les autres policiers comptent sur toi et ton expertise.»

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Rédacteur en chef, journaliste à la culture et aux faits divers, Benoit.leblanc@2m.media, 450-667-4360 poste : 3526

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