Connectez-vous à nous

Trois visages de Louise Lecavalier

Culture

Trois visages de Louise Lecavalier

Elle a dansé aux côtés de David Bowie et Frank Zappa, tourné des films à Hollywood, elle a reçu la plus haute distinction en danse au Canada (une première pour une interprète), elle a dansé partout sur la planète. Mais Louise Lecavalier n’avait jamais fait le tour du Québec. Le 5 avril, ce sera fait!

À Londres, elle est décrite comme «la danseuse la plus brillante et la plus tragique de notre époque». À Paris, elle reste «la figure de l’indomptée, la tignasse platine en révolte, refusant les entraves». Louise Lecavalier demeure l’inspiration de plusieurs générations de danseuses contemporaines. «Elle est incontestablement une icône de la danse. Elle a donné une expressivité à sa danse, ses solos transcendent complètement l’art», souligne Claude Pilon, le chorégraphe installé à Laval depuis le début des années’1980, à l’époque même où naissait l’association légendaire de Louise Lecavalier et Édouard Lock, le chorégraphe de La La La Human Steps.

Histoire La La La

Lock et Lecavalier défieront d’ailleurs les limites du dépassement physique jusqu’au départ de la danseuse, après la dernière d’Exaucé le 29 mai 1999, à Porto. «Nous sommes allés au bout de ce qu’on voulait faire. Ce travail profond du corps réside en moi à jamais», dira-t-elle sur ces années.

Deux solos, un duo

Lors du Mois de la danse à Laval, Louise Lecavalier s’amène avec trois chorégraphies. D’abord, le duo Lula and the sailor, signé Tedd Robinson, conserve une gestuelle syncopée à la limite de l’humour, alors que deux personnages isolés tentent maladroitement d’aller l’un vers l’autre.

Avec Lone Epic, de Crystal Pite, la danseuse incarne une vie de star, qui peine à garder le contrôle, alors que l’autre solo du programme, «I» is Memory, chorégraphié par Benoît Lachambre, révèle une lenteur et un lyrisme, où Lecavalier adopte un style très minimaliste. Du nouveau pour celle qui a toujours flirté avec la danse extrême. «Je retourne toujours à la scène pour trouver un déséquilibre qui me permet d’avancer», précise la mère de jumelles de 5 ans.

Ste-Doe

Celle qui a grandit dans Sainte-Dorothée, «Il y avait des grands champs devant, derrière, en haut et en bas! Je me souviens des partys de sous-sol, j’étais fascinée par les gens qui bougeaient si bien!», donnera son premier spectacle en sol lavallois le 5 avril, à la Maison des arts de Laval. Le tout dernier de sa tournée québécoise. Information et billets: 450 667-2040.

Commentaires

Continuer la lecture
Vous aimeriez aussi...

Rédacteur en chef, journaliste à la culture et aux faits divers, Benoit.leblanc@2m.media, 450-667-4360 poste : 3526

Cliquer pour commenter

Répondre

Votre adresse de courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Plus dans Culture

Publicité

Nous suivre sur Facebook

Nous suivre sur Twitter

Archives d’articles

Publicité
Haut de page