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Trois profs de Montmorency de retour de Tunis

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Trois profs de Montmorency de retour de Tunis

Trois enseignantes formaient la délégation syndicale du Collège Montmorency au dernier Forum social mondial qui s’est déroulé à Tunis, du 26 au 30 mars. Une première dans le monde arabe.

L’événement a accueilli 62 000 personnes de 4 500 organisations venues de 128 pays. Tous rassemblés sous un même thème: «La dignité». Ces forums sociaux mondiaux ont vu le jour en 2001. Ils ont lieu aux deux ans. Le précédent avait eu lieu à Dakar.

«C’est l’occasion d’assister à des conférences, des activités, des ateliers, ayant pour objectif de trouve rune autre façon de gérer notre société, afin d’en réduire les inégalités, d’avancer Martine Paquette, professeur du Département de sociologie. On expose des problèmes mondiaux auxquels il peut exister des solutions locales et nationales.»

La femme

Le Forum s’est ouvert sur une grande conférence ayant pour sujet la situation de la femme en Tunisie. Depuis la révolution du printemps arabe, les conditions de ces dernières ont reculé. Des droits acquis, tel l’avortement, sont menacés, a-t-on pu constater durant un atelier sur la santé des femmes.

«L’assemblée constituante de Tunisie est à élaborer la constitution du pays, relate Virginie L’Hérault, enseignante en littérature et secrétaire du Syndicat des enseignantes et enseignants du Cégep Montmorency. On tente là-bas de faire inclure le principe de l’égalité homme femme dans le texte d’introduction, ce qui n’est pas le cas actuellement.»

«Là-bas, les femmes sont le rempart de la contre-révolution. Il y a de l’inquiétude face à la détérioration de leur situation, mais d,avoir cette assemblée des femmes en ouverture d’événement était une belle prise de position en leur faveur», d’indiquer Josée Lalonde, qui enseigne la sociologie.

Les jeunes

En plus du rôle de l’État, de l’environnement, l’éducation et la situation des jeunes a beaucoup retenu l’attention.

«Nous avons évoqué le printemps érable de nos étudiants québécois, mentionne Martine Paquette. Nous avons pu comparer ce qui se passe dans les associations en France et au Québec. Nous avons discuté des effets de la mondialisation, avec la standardisation et l’assurance-qualité qui ne sont pas nécessaires en éducation.»

«Du côté des jeunes, la Tunisie connaît un équilibre démographique en ce moment. Il pourrait être bouleversé si le droit des femmes est bousculé par l’Islam», de préciser Josée Lalonde.

Et demain?

Le Forum social mondial de Tunis, qui a pris place sur un campus universitaire, a permis de tisser des liens entre les groupes et devrait mener à des actions concrètes dans les prochaines années.

«On n’a qu’à penser à un atelier sur la laïcité, où l’on a rencontré et échangé avec une association de jeunes musulmanes, qui craignent de plus en plus la pression faite sur elles pour porter le voile», mentionne Virginie L’Hérault.

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Rédacteur en chef, journaliste à la culture et aux faits divers, Benoit.leblanc@2m.media, 450-667-4360 poste : 3526

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