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Relever le défi de l’intégration des handicapés au travail

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Relever le défi de l’intégration des handicapés au travail

ÉDUCATION. Depuis le mois de septembre, la Commission scolaire de Laval (CSDL) offre le projet Ma Station, ayant pour mandat l’intégration socioprofessionnelle des personnes handicapées.

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Ce projet a vu le jour à la Commission scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Iles à la suite d’une concertation de partenaires issus des différents milieux.

Nathalie Landry, conseillère pédagogique à l’éducation aux adultes, a convaincu la directrice du Centre de formation l’Impulsion, Jocelyne Picard, de le lancer à Laval.

«À la CSDL, la préoccupation concernant les élèves en situation de handicap est également très présente, affirme Jocelyne Picard. C’est la raison pour laquelle nous l’avons mis sur pied.

«Nous préférons que ces personnes soient sur le marché du travail plutôt que sur l’aide sociale», ajoute-t-elle.

11 élèves inscrits

Eduarda Freitas, enseignante, et Flore Verger, agente en réadaptation, travaillent conjointement à donner les outils aux 11 adultes vivant avec une limitation sur le plan psychique, intellectuel, sensoriel ou physique, afin qu’ils intègrent le marché du travail.

Selon Mme Freitas, le principal défi de ces adultes réside dans l’apprentissage de vivre avec leur différence et accepter celle des autres. «Ces personnes doivent faire un deuil. Elles n’acceptent pas facilement d’être différentes. Quand cela est fait, l’attitude change drastiquement», renchérit-elle.

Les principales tâches de Flore Verger sont d’intégrer ces personnes sur le marché du travail, de sensibiliser le milieu, les préparer à des entrevues, les accompagner, remplir des formulaires d’emploi, etc.

Cinq stations

La formation Ma Station vise la maîtrise des compétences socioprofessionnelles liées aux différents secteurs d’emploi non spécialisés de la région où est appelé à travailler l’élève.

«Nous travaillons en étroite collaboration avec l’Étape-Laval, un service d’aide à l’emploi pour les personnes handicapées, et d’autres organismes. Ces personnes ont d’ailleurs déterminé pour quel genre d’emploi il fallait former nos élèves», précise Nathalie Landry.

«Ce programme permet à l’adulte le développement d’habiletés socioprofessionnelles (savoir, savoir-faire et savoir-être) via l’expérimentation de cinq stations de travail. L’intégration de ces élèves demeure une priorité et un défi de taille», ajoute-t-elle.

Les stations sont liées aux domaines suivants: travail en entrepôt, en épicerie, dans les services alimentaires, en entretien ménager et en magasin.

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L’enseignante montre la station en épicerie, où l’élève doit placer et étiqueter les articles.  ©Photo – Mario Beauregard

Objectifs visés

Les compétences visées par la formation sont la confiance en soi et en ses capacités, la ténacité, la capacité de travailler en équipe, la flexibilité, la capacité d’adaptation, l’initiative, le sens de l’organisation et les relations interpersonnelles.

«Nous nous assurons que l’élève soit autonome et qu’il puisse résoudre des problèmes par lui-même, insiste Mme Freitas. Nous voulons qu’il soit en mesure de s’adapter au milieu, à l’environnement et aux exigences reliées au marché de l’emploi.»

Une jeune fille du groupe a d’ailleurs trouvé un emploi. «Cela a créé de la jalousie, mais aussi de la compétition saine dans le groupe, soutient Mme Freitas. « Si elle a réussi, moi aussi je peux réussir » ont mentionné quelques personnes.

«Outre l’autonomie, nous voulons que ces personnes trouvent et conservent leur emploi», ajoute l’enseignante.

Dans ce programme, l’enseignante préconise une démarche qui permet d’observer le participant dans sa capacité à réfléchir, à agir ou réagir dans une situation donnée avant de lui proposer des façons de faire pour exécuter la tâche demandée.

L’élève doit apprendre à décoder les signes visuels et le vocabulaire associés à chacune des stations. «Avant de pouvoir le laisser agir de façon autonome, il est important de prévoir un temps d’appropriation en début de formation. Cette période s’étend sur environ deux semaines», termine Eduarda Freitas.

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