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Rachid Badouri: l’école Saint-Maxime comme pays

Culture

Rachid Badouri: l’école Saint-Maxime comme pays

L’ascension qu’a connu Rachid Badouri en huit ans est spectaculaire: premier spectacle adulé, émission télé, premier rôle au grand écran, festivals d’humour dans toute la Francophonie. Pourtant, il n’a jamais oublié l’endroit où il avoue lui-même être devenu un homme: l’école Saint-Maxime, dans Chomedey.

«Je capote toujours quand j’y retourne, mon coeur s’accélère dès que je rentre dans la cour, raconte l’humoriste du domaine Renaud. Faut que je fasse attention, je regarde jamais leurs invitations. Je dis oui. Un jour, je vais animer un concours de ringuette!»

Pas le premier choix

Les frères et soeurs de Rachid sont tous passés par l’école Mont-de-La Salle. Quand, à la veille d’entrer au secondaire, la Commission scolaire de Laval (CSDL) lui a annoncé qu’il devait s’inscrire à Saint-Maxime, le futur humoriste s’est insurgé.

«Je voulais rien savoir! Avec l’aide de ma soeur, j’ai rédigé une lettre de protestation. J’expliquais comment c’était scandaleux et horrible d’exiger d’un adolescent qu’il se lève dès 6h pour se rendre dans un coin aussi dangereux de la ville. Leur réplique a été aussi directe. En trois mots, ils m’ont fermé la « gueule »: prends la 22! L’autobus passait directement devant chez moi. C’était réglé.»

«Ç’a été la plus belle expérience de ma vie. C’est là que j’ai donné mes premiers spectacles, entre une joute d’impro et un atelier d’art dramatique. C’est là que je suis devenu un nomade des nations.»

Mission accomplie

Au tout début de sa carrière, Rachid s’était assis en compagnie de son gérant et ami Steve Razier. Ce dernier lui avait demandé de coucher sur papier ses objectifs de vie, autant sur le plan personnel que professionnel.

«Quand je regarde ça aujourd’hui, j’ai dû en accomplir 95 %, alors qu’avec juste 1 %, je n’aurais pas été déçu, affirme-t-il. Je voulais prendre soin de mes parents, que ma mère me voit marié, avoir un show en France, jouer au cinéma. Il y aura toujours un 5 % manquant et auquel je ne peux plus rien, comme le fait de donner des petits-enfants à ma mère.»

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Rédacteur en chef, journaliste à la culture et aux faits divers, Benoit.leblanc@2m.media, 450-667-4360 poste : 3526

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