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Rachid Badouri a rechargé ses batteries

Culture

Rachid Badouri a rechargé ses batteries

Après avoir vendu plus de 355 000 billets d’Arrête ton cinéma, son premier spectacle, Rachid Badouri entame sa deuxième tournée sur un ton plus intime mais tout aussi énergique avec son second opus intitulé Badouri Rechargé.

En novembre 2012, l’humoriste lavallois s’est retrouvé seul à Paris. Loin de la famille, des amis et, surtout, de son épouse.

«Plutôt que d’attendre à la dernière minute pour écrire le prochain spectacle, je me suis dit: pourquoi ne pas en profiter maintenant, raconte-t-il. Quand j’ai eu fini, j’avais 72 pages de blagues. Je me suis rechargé d’histoires, d’anecdotes comiques et de tragédie.»

Drôle et personnel

En compagnie de son principal script éditeur, Billy Tellier, Rachid Badouri a révisé et élagué ce premier jet, conservant 80 % du matériel. Le spectacle a pris forme au fil des réécritures. Il en reste des numéros sur son côté maniaque du ménage, son mariage en juin 2011, ainsi que la perte de sa plus grande et première admiratrice, sa mère, deux mois plus tard.

« Je parle un peu de santé, surtout de l’irrigation du côlon que j’ai vécu. Tu ne peux pas subir ça et ne pas le raconter. Ce serait un crime contre l’humanité! C’est comme la France. Après 20 minutes, c’est sûr que t’as déjà un sketch!» lance-t-il dans un éclat de rire contagieux.

Plus social

Pour une première fois, le Québécois d’origine marocaine abordera de front le racisme, mais à sa manière bien à lui.

«Je parle de coutumes, ce qui m’amène au racisme que je décortique sous tous les angles. De beaucoup voyager dans la Francophonie m’a fait réaliser à quel point le Québec est un précieux passeport international. Les bras s’ouvrent devant nous.»

Des fidèles

L’humoriste a hâte de renouer avec son public. «Je reconnais souvent des visages lors des séances de photographie après mes shows. Je réalise que les gens attendent la suite.»

«Ils veulent entrer un peu plus dans ma vie, observe-t-il. Moi qui ai toujours été très discret dans ce domaine privé. Juste de parler de ma mère est une prise de position. Peut-être que je ne pourrai pas me rendre jusqu’au bout, ou peut-être que ç’aura un effet de thérapie.»

Sinon, le public devra s’attendre à un jeu toujours autant physique et à une passion pour les mimiques animales qui s’est emparée de lui depuis peu.

D’Anthony à Eddy King

Si Anthony Kavanagh a été celui qui lui a montré qu’on pouvait faire rire au Québec sans s’appeler Tremblay ou Gagnon, les témoignages de la relève, de plus en plus issue des communautés culturelles, pointent pour la plupart vers l’apport de Rachid Badouri au paysage humoristique d’ici, afin d’expliquer cette nouvelle génération d’humoristes.

Les Adib Alkhalidey, Mariana Mazza et Eddy King, pour ne nommer que ceux-là, l’illustrent à merveille. D’ailleurs, Eddy King n’a-t-il pas fait appel au même gérant que Rachid Badouri? Ce dernier s’en réjoui, bien qu’il refuse de se considérer comme un modèle pour ces jeunes humoristes.

Rachid Badouri présente son nouveau spectacle «Rechargé» du 21 au 24 et du 28 au 31 août, ainsi que du 24 au 26 octobre, à 20h, à la Salle André-Mathieu (475, boulevard de l’Avenir). Information: 450 667-2040.

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Rédacteur en chef, journaliste à la culture et aux faits divers, Benoit.leblanc@2m.media, 450-667-4360 poste : 3526

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