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Pas d’aide médicale à mourir à la Maison des soins palliatifs de Laval

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Pas d’aide médicale à mourir à la Maison des soins palliatifs de Laval

ÉTHIQUE. La Maison des soins palliatifs de Laval (MSPL) n’offrira pas l’aide médical à mourir, dans la foulée du projet de loi 2 concernant les soins de fin de vie, en vigueur à partir du 10 décembre.

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La raison de ce refus: demeurer cohérent avec sa mission qui est d’accompagner les personnes malades pendant les derniers moments de leur vie et ne pas semer l’inquiétude auprès des autres patients de la Maison et leurs proches.

«On ne veut pas brimer le droit de la personne ni porter de jugement sur celle-ci et sa demande, explique Pauline Gilbert, directrice générale de la MSPL. On lui dit qu’on ne peut pas le faire, malheureusement, à l’intérieur de nos murs. On ne peut pas pratiquer des avortements dans une maison de naissance, par exemple. Alors on veut rester cohérents avec notre mission.»

Il est possible qu’une personne, une fois admise à la MSPL, manifeste son désir d’obtenir l’aide médicale à mourir, même si elle a été informée préalablement à son admission que l’établissement ne l’offre pas.

Étant donné que ce sera son droit de se prévaloir de ce service, elle sera alors référée dans un établissement du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Laval après évaluation par deux médecins du réseau public.

«On va être très collaborateurs à aider les gens, si c’est cela qu’ils veulent comme démarche et ce sera le réseau public qui prendra en charge le tout», laisse savoir Mme Gilbert, qui indique ne jamais avoir eu de demande formelle de patients à ce sujet, mais plutôt des questionnements adressés à des médecins affiliés à la Maison.

Fréquence des cas

De l’avis de la MSPL et du CISSS de Laval, la demande de recevoir de l’aide médicale à mourir demeurera des cas exceptionnels.

«Les critères pour y accéder sont stricts et peu de patients pourront s’en prévaloir», admet Doris Prince, porte-parole du réseau public lavallois.

À l’hôpital, on prépare la mise en place de cette loi en développant, entre autres, un programme clinique de soins de fin de vie, incluant les soins à domicile et en assurant la formation des professionnels ainsi que des médecins quant aux dispositions de la loi.

Une décision autonome

À l’heure actuelle, sur 30 membres de l’Alliance des maisons de soins palliatifs du Québec, seule la Maison Aube-Lumière, située à Sherbrooke, a pris la décision d’offrir l’aide médicale à mourir à compter du début de février 2016. Quatre autres Maisons sont actuellement en réflexion sur la question.

 

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