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Olivier Gaudette embellit la vie de quartier avec ses canettes

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Olivier Gaudette embellit la vie de quartier avec ses canettes

L’artiste-muraliste Olivier Gaudette a décidé d’utiliser ses canettes de peinture pour embellir la vie dans certains quartiers de Laval. Sa dernière œuvre: la murale sous le thème du hockey à l’aréna Cartier.

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Après une semaine de dur labeur et une quarantaine de canettes de peinture, Olivier a terminé sa murale, le 20 décembre, tout juste avant la tenue du 13e Tournoi de hockey provincial midget de l’Express.

Il a notamment peint les appartements de la rue Ampère et le boulevard Robin, quartier où il a grandi, ainsi que les parties de hockey à la patinoire dans les années 80. On y retrouve même quelques jeunes endossant les couleurs de l’Express de Laval, un clin d’œil aux équipes locales.

«J’ai voulu faire revivre le passé de ce quartier, quand on jouait dans la rue ou à la patinoire avec nos jambières et biscuits bruns. On y retrouve aussi les vieilles voitures des années 80», précise l’artiste.

«Je fais toujours une photo du mur. Je ne pouvais pas la prendre de face en raison de la bande. Après l’avoir imprimée, je dessine mon projet à l’échelle. Et là, je m’exécute sur le mur en traçant les dessins. Je fonctionne toujours de cette façon», ajoute-t-il.

Olivier était emballé à l’idée de mettre de la couleur sur une grande surface de mur blanc. «Jean-François Auger, de la Ville, a communiqué avec moi pour que je fasse cette murale. J’ai accepté immédiatement», souligne-t-il avec un large sourire.

Âgé de 34 ans, le résident de Fabreville essaie de sortir de l’ombre avec ses paysages peints à l’aérosol.

Ses œuvres

Ses murales se multiplient depuis quelques années. Maéva Surf, la Maison des Jeunes de Ste-Dorothée, la cabane du parc Paul-Marcel-Maheu, Maddison électronique sur le boulevard des Laurentides et le restaurant Vien Dong figurent parmi ses projets réalisés.

C’est aussi Olivier qui a redonné vie au vieux chalet des patineurs au bord de la rivière à Sainte-Rose. «Ce fut mon premier gros projet avec la Ville et un de mes préférés.»

Le réalisme et la perspective des œuvres commencent à lui ouvrir des portes. «La Ville m’a donné quelques contrats. J’ai aussi fait les trajets sur des trottoirs vers les écoles dans Chomedey. C’était un projet pour inciter les jeunes à bouger», mentionne-t-il.

L’artiste peint également des murales pour les chambres d’enfants.

«Je fais de tout. Il arrive que je m’exécute à partir de photos de paysage ou de thème comme les princesses ou chevaliers. Je préfère vraiment quand les gens me donnent carte blanche», avoue-t-il.

Père de deux garçons, Olivier se promène un peu partout sur le territoire lavallois et se fait une tête en croisant un mur blanc. De temps à autre, il va frapper à la porte du propriétaire et lui propose ses services.

«Je n’osais pas frapper aux portes. J’étais plutôt du genre à espérer que le téléphone se fasse entendre mais j’aime tellement sortir mes cannettes de peinture que je suis moins timide», lance celui qui peut depuis deux ans vivre de ses œuvres tout en conservant à temps partiel son emploi d’assembleur de vélo.

Graffitis

La plupart du temps associés au vandalisme, les graffitis peuvent aussi être, dans bien des cas, des œuvres d’art. Olivier a eu ses années de graffiteur.

«Nous avons besoin de grandes surfaces pour nous exprimer. Quand je faisais des graffitis avec des amis, je ne voulais pas faire du vandalisme. Pour moi, il n’était pas question de dissimuler les numéros de wagons pour ne pas nuire aux opérations dans les cours de triage. Je sais que ce n’était pas légal», reconnaît-il timidement.

«C’est le fun de savoir que tes murales se promènent d’un bout à l’autre du pays. Une revue du Mexique montrait une photo d’un de nos graffitis. Ça c’est cool. L’art de rue mériterait un peu plus d’attention, car il s’y trouve parfois les perles de demain. On a beaucoup de talent à Montréal et Laval. Il y a de la place pour tout le monde», poursuit-il.

Perfectionniste

Chaque fois qu’il passe devant une de ses murales, Olivier a toujours le goût d’y apporter quelques retouches. «Je n’ai jamais fini dans ma tête. Mais il faut que je tourne la page à un moment donné et c’est lorsque les gens me disent que j’ai reproduit quelque chose qui ressemble à leurs belles années que je me dis que je n’ai pas raté mon coup finalement.»

Une simple visite sur le site Web (oliviergaudette.com) et la page Facebook d’Olivier Gaudette nous permet de voir tout le potentiel de cette forme d’art.

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