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MORNO expose à la Salle André-Mathieu

Culture

MORNO expose à la Salle André-Mathieu

Caroline Morneau, mieux connue sous le pseudonyme d’artiste MORNO, a pigé dans trois de ses collections pour la vingtaine d’oeuvres qu’elle expose dans le foyer de la Salle André-Mathieu jusqu’au 24 mars.

La diversité des tableaux choisis illustre à merveille le parcours de l’artiste de 41 ans. Les deux plus vieux datent d’un séjour effectué à Paris, en 2006.

«Je suis partie avec 700 $ dans mon baluchon pour voir si j’avais ma place là-bas, se souvient celle qui a grandi dans Vimont, avant de s’établir à Montréal. J’ai joué du coude et me suis trouvée une place dans un squat d’artistes, Le Carrosse. J’y ai côtoyé des peintres de partout, Allemagne, Autriche, Écosse, Paris. Je suis partie une fois rendue au bout de mes ressources.»

Les débuts

Sur 1 800 Je t’aime et son voisin, J’adore regarder danser les gens, l’élément central est figuratif, les couleurs vives foisonnent, le trait rentre et sort du tableau, très près de la peinture en direct dont MORNO a été un pilier.

«J’avais déjà peint en voyage (Cuba, Mexique, États-Unis), souligne-t-elle. Là, la musique était forte, d’où la référence à Louxor, de Philippe Katerine. J’étais à la recherche de mon style, mon coup de pinceau. C’est une démarche qui a duré en gros de 2000 à 2008.»

L’Amérindien

Près du bar, le regard du visiteur ne peut qu’être happé par la série Qui dit vrai? des têtes autochtones qui se veulent à la fois un hommage au pop art d’Andy Warhol et une invitation à réfléchir sur le sort réservé aux Amérindiens.

«Je m’intéresse à notre histoire, celle de l’Amérique du Nord, ainsi qu’au destin des peuples amérindiens, mentionne MORNO. J’ai commencé à les peindre en 2007. Cette fois, j’ai voulu rendre ça très décoratif, le plus graphique possible, comme des autocollants.»

L’abstrait

À l’entrée de la Salle André-Mathieu, le propos artistique est tout autre et la démarche récente. MORNO plonge dans une abstraction des plus pures. La collection Rendez-vous à New York est composée d’un ensemble solide de lignes noires sur fond blanc, avec sur chaque œuvre, une seule trace de couleur, que ce soit l’orangé ou un papier marouflé.

«À chacune de mes visites au Musée d’art contemporain, je suis soufflée par les automatistes, révèle-t-elle. J’ai choisi d’aller vers le noir et blanc de Borduas, avec quelque chose de plus statique, très pictural.»

Représentant demandé

Avec une carrière en pleine explosion, Caroline Morneau désire maintenant trouver un représentant professionnel qui l’aidera à gagner une visibilité plus grande encore.

«J’aimerais continuer et agrandir ma création, affirme-t-elle. Je veux, entre autres, poursuivre mes deux dernières collections, mais en plus grand format, en leur donnant l’ampleur que l’on retrouve dans les musées et les grandes galeries.»

Moment difficile

Après l’entrevue accordée au Courrier Laval le 25 janvier, l’artiste-peintre a fermé un chapitre de son existence, elle qui était de retour dans sa ville de jeunesse.

«Je pars pour la maison familiale avec mes frères, de confier la sympathique et énergique jeune femme. Mon père est décédé récemment. Nous allons planter la pancarte « À vendre » sur le terrain paternel, rue André. C’est spécial.»

De l’école à l’art

Caroline Morneau a quitté Laval au début des années 1990 après des études aux écoles Paul-VI et Odyssée-des-Jeunes. C’est un détour par le département d’arts plastiques du cégep Saint-Laurent qui a changé sa vie.

«J’ai plus eu le coup de foudre pour l’atelier que pour l’objet qu’est l’oeuvre d’art, raconte-t-elle. Ce milieu de travail m’a séduit par la concentration des étudiants et tous les médiums, le matériel, les crayons, cartons, peintures et papiers. C’était paisible et harmonieux.»

La quarantenaire a d’abord exercé son art en tant que peintre scénique, réalisant des effets spéciaux pour des décors de télévision et de cinéma, ainsi que dans des endroits publics et des résidences. Plus tard, elle a abandonné ce métier pour se consacrer entièrement à la création, se faisant particulièrement connaître lors d’événements de peinture en direct.

L’exposition de Caroline Morneau se déroulera jusqu’au 24 mars à la Salle André-Mathieu (475, boulevard de l’Avenir). Information: 450 667-2040.

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Rédacteur en chef, journaliste à la culture et aux faits divers, Benoit.leblanc@2m.media, 450-667-4360 poste : 3526

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