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Mesures controversées pour les résidences privées pour aînés

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Mesures controversées pour les résidences privées pour aînés

Alors que la FADOQ Région Laval salue les nouvelles mesures annoncées dans la Loi 16, Loi modifiant diverses dispositions législatives en matière de santé et de services sociaux afin notamment de resserrer le processus de certification des résidences privées pour aînés, il en va autrement du côté du Regroupement québécois des résidences pour aînés (RQRA), qui prédit la fermeture de nombreuses maisons du genre, si les délais d’application ne sont pas assouplis.

Adopté le 7 mars, le nouveau règlement proposé par le ministre de la santé, Réjean Hébert, prévoit une formation accrue pour le personnel, notamment en matière de secourisme, réanimation cardiorespiratoire et déplacement sécuritaire. Il impose un seuil minimum quant au nombre d’employés selon le nombre de résidents.

La Loi prévoit aussi une certification selon différents critères, dont l’exigence d’un système d’appel à l’aide, l’établissement d’un plan de sécurité incendie, la tenue d’un registre local des accidents et des incidents, ainsi que la vérification obligatoire des antécédents judiciaires des employés et bénévoles.

Plan irréaliste

«Nous sommes d’accord sur le fond de la nouvelle règlementation qui renforce la sécurité de nos aînés. On ne peut être contre la vertu. Toutefois, sa pratique est irréaliste, d’affirmer Yves Desjardins, président du RQRA, qui s’est arrêté aux résidences du Boisé Notre-Dame le 5 avril, lors d’une tournée d’information provinciale. Parce que l’on ne veut pas y aller graduellement et en raison de ses exigences, dont plusieurs n’existent même pas dans le secteur public, ce règlement menace la viabilité de nombreuses résidences.»

Le RQRA regroupe un bon nombre des 2040 résidences pour personnes aînées du Québec.

«Il y a au moins 1600 de ces résidences qui possèdent 50 unités et moins, précise Yves Desjardins. Si l’on applique les demandes actuelles du ministre Hébert, elles devront hausser considérablement leurs loyers, alors que la capacité de payer des aînés a déjà plafonné. Plusieurs résidences devront fermer leurs portes. C’est pourquoi nous demandons au Ministère de surseoir à l’application du règlement et de procéder aux modifications qui s’imposent.»

Mince ouverture

Le président du RQRA croit qu’un plan de trois ans aurait été plus réaliste. Seul mince espoir pour M. Desjardins, le ministre Hébert n’a pas complètement écarté la possibilité de laisser un peu plus de temps aux résidences pour répondre à ces modifications importantes.

«Prenez notre exemple aux Résidences Boisé Notre-Dame, illustre Michèle Lanteigne, directrice générale de l’endroit et représentante régionale du RQRA. Le Service des incendies considère incombustible notre complexe construit en béton giclé. De plus, nous possédons un système de gicleurs et de portes coupe-feu. Or, nous n’avons toujours pas reçu notre certification parce que le plan de sécurité incendie impose un délai irréaliste pour évacuer nos 17 étages. Cela risque de nuire à notre réputation qui est pourtant irréprochable. Nous sommes à réviser notre plan pour tenter de le rendre adéquat.»

Nouvelles catégories

Également, il y aura désormais deux catégories de résidences: pour personnes autonomes et pour une clientèle semi-autonome. Pour ce faire, les résidences devront assumer l’évaluation médicale de chacun de leur usager.

«Quand on appelle le CLSC, il y a une attente de trois mois pour l’aîné qui veut signer un bail, indique Yves Desjardins. Le personnel de la santé convient que c’est irréaliste comme délai tant il est déjà surchargé.»

FADOQ

Pour sa part, la FADOQ Région Laval s’est exprimée par voie de communiqué, en saluant le ministère de la Santé pour «cette démarche qui vise l’amélioration des conditions de vie des résidents. Le règlement pour la certification apporte des changements nécessaires à plusieurs niveaux essentiels. Le Réseau FADOQ est heureux de constater que le niveau de formation requis pour l’ensemble du personnel sera haussé et qu’une aide financière de 6,5 millions sera octroyée par le gouvernement à cet effet.»

Le Réseau FADOQ rappelle cependant que d’autres avancées sont possibles, notamment dans le cas de la surveillance des baux de résidences afin d’assurer leur conformité.

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Rédacteur en chef, journaliste à la culture et aux faits divers, Benoit.leblanc@2m.media, 450-667-4360 poste : 3526

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