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Mario Aristhène: peindre la vie de Petit-Goâve à Laval

Culture

Mario Aristhène: peindre la vie de Petit-Goâve à Laval

Artiste bien connu dans sa ville de Petit-Goâve, en Haïti, où il était animateur culturel et propriétaire d’une galerie d’art, Mario Aristhène a tout perdu au lendemain du terrible séisme de janvier 2010. L’homme de 33 ans revit à travers ses nouvelles oeuvres exposées pour la première fois au Québec à la bibliothèque centrale de Blainvillle.

La trentaine d’oeuvres, dont deux sculptures, de l’exposition Quelque part dans le monde prennent place au 1000, chemin du Plan-Bouchard, jusqu’au 8 mars.

«C’est émouvant de voir des gens m’accueillir dans le monde artistique d’ici, affirme Mario Aristhène, dans le salon du modeste logement de Chomedey où il a installé sa petite famille en octobre dernier. Ça fait chaud au cœur, car j’ai finalement trouvé quelque chose de bien et de bon. J’ai l’impression que ma vie recommence vraiment, car l’art, c’est mon monde.»

Autodidacte

Du plus loin qu’il puisse se souvenir, Mario Aristhène a toujours dessiné sur tout ce qui lui tombait sous la main. En 1991, un candidat pressenti pour la présidence d’Haïti passe faire campagne à Petit-Goâve, dans l’Ouest de la perle des Antilles. On invite le jeune artiste à quitter livres et cahiers pour les murs de son quartier. Ses murales remportent un beau succès. Ce qui préfacera sa victoire à un important concours qui l’amènera à exposer au Palais-National en 2004.

«En plus d’avoir été responsable des affaires culturelles de Petit-Goâve durant quatre ans, j’ai ensuite eu mon atelier de masques et chars allégoriques, dans lequel j’ai perdu un de mes ouvriers lors du tremblement de terre», raconte avec émotion le père de deux enfants, Marly, 13 ans et Ardily, 3 ans, sous le regard attentif de Farah Charles, sa compagne.

Se relever

C’est sa sœur Jacqueline qui a fait appel au programme canadien de parrainage pour les familles dont des membres ont été victimes du séisme. Après un an de paperasse et un contrat auprès de l’ONU, qui l’engage pour animer les jeunes résidant sous les tentes dites «temporaires», Mario Aristhene peut enfin prendre l’avion en direction de Blainville, où habite sa soeur.

«Je ne peux rien oublier du séisme. C’était très douloureux. Impuissants, on a vu des personnes vivantes se retrouver deux à trois semaines sous les décombres, relate-t-il devant une toile où quelques personnes, toutes couleurs confondues, supportent la Terre. Quelque part dans le monde, il y a des gens qui ont le monde entier sur leurs épaules.»

Mario Aristhène présente l’exposition solo «Quelque part dans le monde» jusqu’au 8 mars à bibliothèque-centrale de Blainvillle (1000, chemin du Plan-Bouchard). Les heures d’ouverture sont du lundi au vendredi, de 10 h à 21 h, ainsi que le samedi et le dimanche, de 10 h à 17 h. Information: 450 434-5370.

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Rédacteur en chef, journaliste à la culture et aux faits divers, Benoit.leblanc@2m.media, 450-667-4360 poste : 3526

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