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Marathon de Boston: Les Blumenthal aux premières loges de la tragédie

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Marathon de Boston: Les Blumenthal aux premières loges de la tragédie

Henry Blumenthal et sa fille de 17 ans, Mathilde, de Duvernay, se souviendront longtemps de leur présence au 117e Marathon de Boston, le 15 avril. Ils étaient aux premières loges lorsque deux explosions se sont fait entendre près de la ligne d’arrivée, une tragédie qui a fait trois morts et plus d’une centaine de blessés.

Henry Blumenthal faisait partie des 350 coureurs québécois qui participaient à la classique. Mathilde était venue encourager le paternel. Les Lavallois s’en sont heureusement tirés indemnes.

L’athlète de 47 ans avait terminé sa course depuis une quarantaine de minutes. Il venait de quitter la zone de repos en route vers l’hôtel lorsque les explosions ont retenti.

«J’ai entendu deux booms. Je n’ai pas vu ce qui s’est passé, mais j’ai entendu des sirènes de pompiers, des ambulances. Quand nous nous rendions à l’hôtel, un passant nous a dit qu’il y avait eu une explosion. Personne n’était en mesure de comprendre ce qui s’était passé. Nous l’avons échappé belle», raconte l’homme, qui prenait part à son deuxième marathon de Boston.

Départ précipité

Dès qu’il a pris conscience des événements, M. Blumenthal n’avait qu’une chose en tête: reprendre la route avec sa fille et rentrer à la maison. «J’ai pris une douche rapide et nous avons quitté immédiatement Boston. Je ne voulais pas rester là.»

Sous le choc

«C’est quand nous avons regardé les nouvelles le lendemain que ça frappe vraiment. Ma fille de 17 ans était seule pour m’accueillir et elle s’est promenée plusieurs fois près de la ligne d’arrivée. J’ai alors réalisé qu’elle aurait pu faire partie des victimes et moi aussi», admet-il la gorge serrée.

«Les images de cette tragédie font froid dans le dos. C’est inimaginable», poursuit-il.

Inquiétude

Son épouse, Carole Roy, et ses deux autres enfants, Gabriel et Corinne, des amis et collègues de bureaux craignaient bien entendu le pire.

«Mon épouse a pu joindre Mathilde sur son cellulaire lorsque l’on regagnait l’hôtel. Elle était soulagée de savoir que tout allait bien pour nous», lance-t-il avec émotion.

«J’ai reçu 79 courriels. Les gens me demandaient si je me trouvais à Boston, si j’allais bien. Les communications chaotiques nous empêchaient d’utiliser notre cellulaire», indique-t-il.

Marathon des Deux-Rives

Henry Blumenthal ne veut pas mettre une croix sur ses participations à des marathons. D’ailleurs, il vient d’inscrire toute sa famille au Marathon des Deux-Rives, à Québec, au mois d’août.

«Il faut rapidement oublier. Être marathonien s’avère un style de vie. Il ne faut pas se laisser abattre par ces tristes événements. Jamais je n’aurais pensé qu’un acte terroriste puisse se produire durant un marathon, qui est festif, familial et apolitique.»

Journée sombre pour un marathon mythique

Selon M. Blumenthal, il s’agit d’un jour sombre pour tous les marathoniens du monde. «Le marathon de Boston se veut un événement mythique. J’allais là pour le plaisir de courir. La qualification pour cette course représente le gros du travail. Ce drame jette de l’ombre sur cet événement magique, où on retrouve des gens gentils et courtois.»

Évidemment, ses pensées vont aux personnes mortes et blessées. «C’est certain que je vais penser à eux lors de mon prochain marathon», termine celui qui a 27 courses de 42 km derrière la cravate.

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