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Les sextos chez les ados, c’est criminel

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Les sextos chez les ados, c’est criminel

RÉSEAUX SOCIAUX. Depuis 2015, Maxime Rheault, agent d’intervention communautaire à la Police de Laval, fait partie d’une équipe 15 policiers qui ont visité quelques écoles secondaires afin de parler des dangers des sextos et autres applications comme Yellow, qui permet d’envoyer des messages et photos de nues ou osées.

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Après les perquisitions de 2013 chez 10 adolescents lavallois ayant distribué des clichés de nues, sans le consentement de la personne, l’agent Rheault s’est vu confier le mandat de faire de la prévention dans les écoles concernant ce phénomène. Le projet pilote a vu le jour à Poly-Jeunesse, il y a deux ans.              

«On s’est aperçu à la Police de Laval qu’au cours des dernières années, on avait de plus en plus de dossiers en lien avec les médias sociaux, au niveau de la pornographie juvénile et de la cyberintimidation. On voulait vraiment freiner l’évolution de ces dossiers-là.»

Illégal

Cette conférence intitulée «Le sexting entre adolescents, une pratique banalisée, mais pourtant illégale» vise à sensibiliser les jeunes aux dangers de ces messages intimes, mais aussi à les informer de leur caractère criminel.

«Le fait de se prendre en photo nu en étant mineur, c’est de la production de pornographie juvénile, explique l’agent Rheault. Le fait de l’avoir dans son cellulaire, c’est de la possession et de l’envoyer à quelqu’un d’autre, c’est de la distribution de pornographie juvénile.

«L’adolescente de 17 ans qui se prend elle-même en photo, nue, et la transmet à son petit ami peut théoriquement être accusée de production et de diffusion de pornographie infantile», poursuit-il.

Le lieutenant François Delisle abonde dans le même sens. «Les ados doivent savoir que le fait d’envoyer une photo intime à quelqu’un peut non seulement devenir un problème gênant, mais constitue en soi un acte illégal aux yeux du Code criminel.»

Partenariat

Lors de la conférence d’une heure présentée aux élèves, M. Rheault coanime avec un travailleur de l’école (professeur d’éthique ou en psychoéducation) afin de montrer les conséquences reliées aux sextos. «Les ados sont déjà préparés, car ils doivent répondre à un questionnaire avant de me rencontrer. C’est une rencontre interactive, où les jeunes posent de nombreuses questions.»

Le policier détaille donc aux adolescents la différence entre possession, production et distribution de pornographie juvénile. Il leur fait également part des conséquences juridiques de ces diverses accusations.

«Quand ils apprennent qu’on peut saisir leur ordinateur, tablette, cellulaire, etc., ils sont sous le choc.»

La conférence ratisse plus large en parlant de consentement,  harcèlement et même l’utilisation non permise d’un ordinateur.

Une baisse d’utilisateurs

Sans détenir de statistiques exactes, le Service de police de Laval est appelé à intervenir beaucoup moins sur le phénomène des sextos.

«On note une prise de conscience des élèves grâce à la prévention que nous faisons depuis deux ans. Nous avons constaté une diminution de 50 % des cas. On en parle de plus en plus et il y a des dénonciations.»

Yellow

Alors que le phénomène des sextos perd du terrain, voilà que l’application Yellow, le tinder des ados, semble être de plus en plus populaire.

«Les jeunes vont aussi sur Instagram et Snapshat. Il y a la mode « Dick pic » où des jeunes garçons montrent leur pénis via une photo. Encore là, les conséquences peuvent être graves.»

 

Sensibiliser les adultes

Avant de donner des conférences aux jeunes, M. Rheault a d’abord rencontré les professeurs et professionnels des écoles, afin de les sensibiliser concernant les sextos.

«Nous travaillons en partenariat avec eux, car ils côtoient les jeunes au quotidien. Nous leur expliquons le phénomène. L’école a une grande responsabilité, surtout lorsqu’il arrive des choses sexuellement explicites. Elle a l’obligation de dénoncer ces cas à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ).»

Par la suite, il a parlé aux parents lors des rencontres d’enseignants pour les informer de certaines pratiques des ados sur les réseaux sociaux. «On doit sensibiliser les adultes avant les jeunes.»

Après les perquisitions de 2013 chez 10 adolescents lavallois ayant distribué des clichés de nues, sans le consentement de la personne, l’agent Rheault s’est vu confier le mandat de faire de la prévention dans les écoles concernant ce phénomène. Le projet pilote a vu le jour à Poly-Jeunesse, il y a deux ans.              

«On s’est aperçu à la Police de Laval qu’au cours des dernières années, on avait de plus en plus de dossiers en lien avec les médias sociaux, au niveau de la pornographie juvénile et de la cyberintimidation. On voulait vraiment freiner l’évolution de ces dossiers-là.»

Illégal

Cette conférence intitulée «Le sexting entre adolescents, une pratique banalisée, mais pourtant illégale» vise à sensibiliser les jeunes aux dangers de ces messages intimes, mais aussi à les informer de leur caractère criminel.

«Le fait de se prendre en photo nu en étant mineur, c’est de la production de pornographie juvénile, explique l’agent Rheault. Le fait de l’avoir dans son cellulaire, c’est de la possession et de l’envoyer à quelqu’un d’autre, c’est de la distribution de pornographie juvénile.

«L’adolescente de 17 ans qui se prend elle-même en photo, nue, et la transmet à son petit ami peut théoriquement être accusée de production et de diffusion de pornographie infantile», poursuit-il.

Le lieutenant François Delisle abonde dans le même sens. «Les ados doivent savoir que le fait d’envoyer une photo intime à quelqu’un peut non seulement devenir un problème gênant, mais constitue en soi un acte illégal aux yeux du Code criminel.»

Partenariat

Lors de la conférence d’une heure présentée aux élèves, M. Rheault coanime avec un travailleur de l’école (professeur d’éthique ou en psychoéducation) afin de montrer les conséquences reliées aux sextos. «Les ados sont déjà préparés, car ils doivent répondre à un questionnaire avant de me rencontrer. C’est une rencontre interactive, où les jeunes posent de nombreuses questions.»

Le policier détaille donc aux adolescents la différence entre possession, production et distribution de pornographie juvénile. Il leur fait également part des conséquences juridiques de ces diverses accusations.

«Quand ils apprennent qu’on peut saisir leur ordinateur, tablette, cellulaire, etc., ils sont sous le choc.»

La conférence ratisse plus large en parlant de consentement,  harcèlement et même l’utilisation non permise d’un ordinateur.

Une baisse d’utilisateurs

Sans détenir de statistiques exactes, le Service de police de Laval est appelé à intervenir beaucoup moins sur le phénomène des sextos.

«On note une prise de conscience des élèves grâce à la prévention que nous faisons depuis deux ans. Nous avons constaté une diminution de 50 % des cas. On en parle de plus en plus et il y a des dénonciations.»

Yellow

Alors que le phénomène des sextos perd du terrain, voilà que l’application Yellow, le tinder des ados, semble être de plus en plus populaire.

«Les jeunes vont aussi sur Instagram et Snapshat. Il y a la mode « Dick pic » où des jeunes garçons montrent leur pénis via une photo. Encore là, les conséquences peuvent être graves.»

 

Sensibiliser les adultes

Avant de donner des conférences aux jeunes, M. Rheault a d’abord rencontré les professeurs et professionnels des écoles, afin de les sensibiliser concernant les sextos.

«Nous travaillons en partenariat avec eux, car ils côtoient les jeunes au quotidien. Nous leur expliquons le phénomène. L’école a une grande responsabilité, surtout lorsqu’il arrive des choses sexuellement explicites. Elle a l’obligation de dénoncer ces cas à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ).»

Par la suite, il a parlé aux parents lors des rencontres d’enseignants pour les informer de certaines pratiques des ados sur les réseaux sociaux. «On doit sensibiliser les adultes avant les jeunes.»

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