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Les Godin, trois générations de chauffeurs à la STL

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Les Godin, trois générations de chauffeurs à la STL

PASSION. «J’attendais une dame qui marchait vers l’arrêt», raconte Réal Godin, chauffeur à la Société de transport de Laval (STL).

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«Si je ne l’attendais pas, cette personne-là, je crois que je serais tombé dans le trou, moi aussi, poursuit l’homme, à propos de l’effondrement du viaduc de la Concorde, qui a fait cinq morts et six blessés. Le pont s’est écrasé juste avant. La dernière madame qui n’est pas tombée dans le vide, je l’ai vu reculer avec sa voiture. J’ai alors placé mon autobus de travers pour bloquer le trafic et j’ai appelé un superviseur. Il croyait que je lui faisais une blague.»

Cette histoire donne encore des frissons dans le dos de son fils, Réal, et son petit-fils, Joey, eux aussi chauffeurs d’autobus. La STL voit un exemple à suivre dans leur parcours professionnel.

Il y a quelques mois, Réal père soulignait ses 42 ans de service. Son fils a rejoint les rangs de la Société en 1993. Quant à son petit-fils, Joey, il a choisi de suivre les traces des hommes de sa famille et travaille comme chauffeur depuis cinq mois.

Les deux écoutent attentivement l’aîné des trois générations raconter cette histoire qui s’est déroulée à bord de l’autobus 48, le 30 septembre 2006. Une anecdote qui a son importance dans cette lignée de chauffeurs d’autobus.

«Douze secondes de plus et c’était trop tard», souffle Réal père, précisant que cette journée était également l’anniversaire de son mariage.

Sportifs mordus du volant

Pour le fils et le petit-fils, c’est en entendant leur père parler du travail qu’ils ont décidé de joindre les rangs de cette société paramunicipale.

Par ailleurs, si on compare le cheminement de vie des trois générations de chauffeurs, il est à peu près identique.

«On est des sportifs au hockey et on a fini chauffeurs d’autobus, souligne Réal fils. C’est dans nos gênes. On est pareils!»

En effet, les trois ont passé près de faire carrière au hockey. Si l’aîné a décliné une invitation dans une ligue nationale américaine parce qu’il ne parlait pas anglais, son fils a aussi dû faire le choix déchirant de ne pas aller au bout de son rêve sportif.

«Je pensais plutôt à long terme, aux conditions de travail. J’avais fait ce que j’avais à faire au hockey», indique Réal fils, qui ne regrette absolument pas son choix.

Les Godin adorent conduire. Cet intérêt a grandement motivé leur orientation de carrière.

«On est tous des mordus de la route, laisse savoir Réal fils. On aime ça conduire, surtout dans le public.»

Une longue carrière

À 23 ans, Joey a fait quelques sessions d’études au cégep en architecture de même qu’en comptabilité pour ouvrir ses horizons. Cependant, il avait toujours en arrière-pensée la STL comme futur employeur. Le plus jeune des Godin n’était pas à l’aise à l’idée de faire du travail de bureau tout au long de sa vie. Il voulait plutôt être sur le terrain, dans l’action.

Lorsqu’on lui demande s’il compte faire une longue carrière à la STL, il répond avec assurance et sans hésitation que oui, même si sa génération est plutôt portée vers les nombreux changements d’emploi. «C’est une longue carrière qui m’attend», affirme-t-il.

Réal fils a donné beaucoup de conseils à Joey lorsqu’il a été engagé, il y a cinq mois.

«Au début, à chaque petite chose qui arrivait, je rentrais à la maison et je posais des questions à mon père, indique le cadet. Maintenant, je me suis calmé, car plusieurs situations reviennent et je prends de l’expérience.»

Témoins des changements

Réal père a assisté à l’évolution de la Société et a également vu une différence dans l’approche que la clientèle peut avoir envers les chauffeurs. Un certain individualisme a émergé dans l’autobus avec l’arrivée des nouvelles technologies, témoigne le père. Son fils approuve ses observations.

«Avec les écouteurs, les gens sont dans un autre monde, raconte Réal père. Mais je n’ai pas perdu l’habitude de les saluer lorsqu’ils montent et descendent de l’autobus. Puis, après un certain temps, lorsqu’on voit les mêmes personnes, un petit “bonjour” arrive!»

Il affirme s’être bien adapté aux nouvelles technologies mises en place par la STL avec les années, comme le GPS conçu pour les chauffeurs, afin de connaître leur parcours et les heures d’arrivée précises aux arrêts. Aux dires du plus vieux des trois hommes, cette technologie a grandement amélioré son travail.

La famille Godin compte également deux autres chauffeurs à la STL. En effet, Joey côtoie sur les lieux du travail son cousin, tandis que Réal père travaille avec son frère.

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