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«Les firmes de génie avaient le contrôle à Laval» -Michèle Galipeau

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«Les firmes de génie avaient le contrôle à Laval» -Michèle Galipeau

«Ce sont les firmes de génie qui avaient le contrôle à Laval. Il faut redonner à la Ville les outils et les ressources pour reprendre le contrôle des projets», a indiqué la vérificatrice générale de la municipalité Michèle Galipeau, ce matin, en présentant son rapport qu’elle a qualifié d’accablant.

La municipalité a perdu le contrôle de la gestion, des contrats d’ingénierie, de l’attribution des contrats, des dépassements de coûts et du paiement «d’extras» pour la réfection de chaussée, d’égout et d’aqueduc a fait savoir Mme Galipeau.

La vérificatrice ne s’est pas arrêtée uniquement sur l’année 2012, mais s’est aussi penchée sur la période du 1er janvier 2009 au 31 décembre 2012 pour faire ces constats.

Cinq firmes se partageaient les contrats

Cinq firmes de génie ont remporté 99 % des contrats de réfection attribués par la Ville durant 4 ans (2009 à 2012). CIMA+ est la firme ayant remporté le plus grand nombre de contrats. Elle est suivie par Tecsult, MLC Associés, Genivar et Dessau a révélé la vérificatrice.

La Ville a donné 118 contrats de réfection totalisant 184,3 millions à ces firmes. Mme Galipeau a d’ailleurs constaté de «graves lacunes» dans l’attribution, dont de l’ingérence politique de l’ex-maire, Gilles Vaillancourt.

L’absence d’outils de gestion a également fait en sorte que ni la direction générale et ni le comité exécutif n’ont pu voir des éléments qui auraient pu soulever des questions.

Mauvaise gestion des fonds publics

«La gestion des contrats d’ingénierie et les dépassements des coûts, pour les projets de réhabilitation des infrastructures urbaines, requièrent des améliorations importantes. Des lacunes ont été observées à chacune des étapes clés de la gestion des contrats, exposant ainsi la Ville à de l’inefficacité et de l’inefficience dans ses interventions, à un service aux citoyens déficient et potentiellement à une mauvaise gestion des fonds publics», écrit Michèle Galipeau dans son rapport annuel.

Travaux supplémentaires

L’arrestation de 37 personnes influentes à Laval, dont l’ex-maire Gilles Vaillancourt, et la démission du directeur général et son adjoint ont représenté un défi supplémentaire pour la vérificatrice.

Elle a dû exceptionnellement émettre deux rapports sans réserve de l’audit des états financiers le 12 avril et le 14 juin (enquête en cours). «Avec l’arrestation du directeur général, nous avons dû retenir les états financiers», précise celle qui est issue du milieu bancaire.

Laval en fleurs

La vérificatrice a également procédé à l’audit financier de 11 regroupements, dont la municipalité ou un mandataire de celle-ci détient plus de 50 % des parts ou actions votantes en circulation ou nomme plus de 50 % des membres du conseil d’administration.

Laval en fleurs, qui fait l’objet d’une enquête policière pour un présumé détournement de fonds, a retenu l’attention dans ce rapport. «Je n’ai pu mener à terme mon travail d’audit sur les états financiers de l’organisme en raison de manque d’information. L’audit de l’organisme était effectué à l’externe alors que, selon son statut, ce travail aurait dû relever du vérificateur général municipal», mentionne Mme Galipeau, qui est en poste depuis janvier 2012.

La vérificatrice générale attend toujours une copie des états financiers de Laval en fleurs au 31 décembre 2012.

Deux organismes ont reçu des rapports avec réserve: la Fondation du Centre de la nature et la Place des aînés de Laval. «Ce sont des réserves qui sont normales dans la mesure où il y a des échanges d’argent comptant. pr exemple, le stationnement au Centre de la nature. Le vérificateur général ne peut pas avoir la certitude que toutes les sommes d’argent exigées sont perçues», a précisé Nadine Lussier, porte-parole de la Ville.

Organismes délinquants

L’audit de conformité visant les regroupements ayant reçu plus de 100 000 $ de subventions relève aussi des manquements. Ainsi, 3 organismes bénéficiaires (Club de gymnastique Laval Excellence, Hockey région Laval et Regroupement du sport à Laval-A.R.S.E.L) sur 20 n’ont pas remis d’états financiers audités en 2012.

«L’an dernier, j’avais averti la Ville de rappeler aux organismes qu’il était important de soumettre des états financiers audités. Dans ma consigne aux autorités, je leur avais dit que cette année, je publierais le nom des organismes qui ne le feraient pas. Ce sont les mêmes organismes», termine Michèle Galipeau.

Autre texte à lire: Les organismes devront auditer leurs états financiers.

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