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Les CPE exigent: abolition de la «taxe famille» et un réinvestissement

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Les CPE exigent: abolition de la «taxe famille» et un réinvestissement

GARDERIE. En cette période prébudgétaire, alors que Québec dégage des surplus de près de 2,4 G$, l’Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE) a fait valoir ses revendications: l’abolition de la «taxe famille» et un réinvestissement.

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Le président-directeur général, Louis Sénécal, soutient que les services offerts dans les CPE sont essentiels pour le développement des enfants.

Il affirme que le premier ministre Couillard a d’ailleurs reconnu que l’éducation passe par la petite enfance, où 85 % du cerveau de l’enfant se développe. M. Sénécal souhaite que le gouvernement puisse remettre la petite enfance au cœur de ses priorités.

Dans un premier temps, l’AQCPE demande l’abolition de la «taxe famille», l’indexation des coûts en CPE en fonction du revenu parental. «La modulation des tarifs jusqu’à 20 $, pour nous, est une iniquité qui occasionne un tort considérable aux familles», admet-il d’entrée de jeu au Courrier Laval lors d’une tournée médiatique.

«Cette taxe, qui totalise 168 M$ annuellement, représente 7 % des surplus que le gouvernement a à sa disposition, poursuit-il. Québec a puisé cette somme dans les poches de parents au moment même où il coupait à répétition dans les subventions aux CPE.»

Impacts

Selon l’AQCPE, le fait d’avoir rendu les CPE moins accessibles à certaines familles a eu de lourdes conséquences. «Cela a favorisé la croissance effrénée des garderies non subventionnées qui, selon des études menées par le gouvernement lui-même en 2014, sont des places qui génèrent de la qualité à seulement 10 %. Pour les CPE, ce sont 45 % des places qui sont de qualité», affirme fièrement M. Sénécal.

Éducation

Plusieurs parents oublient que les CPE sont des lieux allant au-delà d’un service de gardiennage axé sur l’éducation dès le plus jeune âge. «Sans rien enlever aux garderies, subventionnées ou pas, nous croyons qu’il existe plusieurs avantages à envoyer son enfant en CPE. Ne serait-ce que pour la qualité des services et la mission éducative.»

Réinvestir

La deuxième demande de l’AQCPE est de réinvestir dans la qualité des services éducatifs à la petite enfance.

Dès son arrivée en fonction, le ministre de la Famille, Sébastien Proulx, a immédiatement réagi en réduisant les coupes de 41,1 M$ de façon non récurrente au dernier budget. De plus, il a décidé d’injecter un investissement supplémentaire ponctuel de 30 M$ dans les services de garde éducatifs subventionnés, une somme qui était dédiée à soutenir la qualité.

«Le gouvernement a déjà réinvesti plus de 70 M$, montant qu’il avait coupé l’an dernier. On lui demande simplement de continuer dans cette direction-là et de mettre sur la table le même montant l’année prochaine.»

Pour l’AQCPE, dans un monde idéal, cette somme de 74 M$ deviendrait un investissement récurrent.

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