Connectez-vous à nous

Les abolitions de classes n’auraient rien à voir avec les compressions de 13 M$

lidl opening times today

Actualités

Les abolitions de classes n’auraient rien à voir avec les compressions de 13 M$

ÉDUCATION. Les 21 classes pour élèves en difficultés qui seront abolies dès la rentrée scolaire de septembre n’auraient rien à voir avec les compressions budgétaires de l’ordre de 13 M$ imposées par Québec, selon la Commission scolaire de Laval (CSDL).

Commentaires

Elle justifie cette diminution du nombre de classes spécialisées par «une augmentation de la réussite de ses élèves au primaire et non [par] une réduction du niveau de services […]».

«Nos élèves réussissent mieux et, par conséquent, cela se traduit par une diminution du nombre de classes spécialisées, indique par voie de communiqué, le 22 mai, la présidente de la CSDL, Louise Lortie. Nous avons toujours priorisé le service à l’élève et aujourd’hui, nous constatons que ces efforts permettent à plus d’élèves de réussir en classe ordinaire. Et c’est tout à l’honneur de notre personnel.»

«Un message contradictoire»

Le 20 mai, le Syndicat de l’enseignement de la région de Laval (SERL) apprenait qu’on allait de l’avant avec ces abolitions de classes. Cette affirmation concernant l’intégration des jeunes en classes régulières, en raison de leur réussite, n’aurait pas été mentionnée, ni aux parents ni aux représentants syndicaux.

«C’est complètement en contradiction avec le message que la présidente de la CSDL véhicule depuis minimalement un mois sur les compressions budgétaires annoncées, affirme Guy Bellemare, président du SERL. Il y a des coupes au niveau du soutien en classes de troubles de comportement, du soutien à l’apprentissage, dans les classes ressource langage, en déficience intellectuelle moyenne, profonde, motrice grave et auditive au préscolaire. Je ne vois pas du tout le lien avec la réussite éducative.»

Plus de 200 élèves

Cette décision toucherait un peu plus de 200 élèves au primaire. Le portrait du niveau secondaire n’a pas encore été dévoilé.

Le SERL ne sait pas encore quelles écoles précisément sont visées par ces abolitions de classes. Plus de 20 enseignants, spécialistes et titulaires perdraient leur poste, d’après Guy Bellemare.

Une technicienne en éducation spécialisée (TES) pour les élèves de 4 ans, qui préfère garder l’anonymat, indique qu’à son école, tous les groupes de dysphasie seront abolis.

«Tous mes élèves de cette année, qui devraient aller en 5 ans l’an prochain, se retrouveront probablement dans leur école de quartier au régulier», laisse-t-elle savoir. Elle affirme que trois postes d’enseignantes et trois de TES ont été abolis à son établissement.

«Ce sont des élèves qui ne pourront pas fonctionner dans un cadre régulier à cause de leurs trop grandes difficultés, poursuit-elle. Ils sont présentement dans un ratio de 2 adultes pour 8 à 9 élèves et se retrouveront dans du 1 pour 20.»

Difficulté langagière

Six classes en difficulté langagière seront coupées, mentionne le Syndicat de l’enseignement de la région de Laval (SERL). La CSDL s’oppose également à cette décision, d’après un communiqué, émis le 22 mai. Elle dénonce «la décision [du gouvernement] de retirer un financement historiquement autorisé pour des élèves handicapés.»

Le SERL croit plutôt que la disparition de ces classes provient d’un choix de son employeur.

«Pour qu’un élève soit en classe en déficience langagière, ça prend minimalement six mois de services continus en orthophonie, indique Guy Bellemare, président. Auparavant, il n’y avait pas nécessairement les six mois continus, mais on faisait en sorte que les élèves puissent, tout de même, être admis. Cette année, la CSDL a décidé d’appliquer à la lettre la règle du Ministère.»

 

Commentaires

Continuer la lecture
Vous aimeriez aussi...
Cliquer pour commenter

Répondre

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Plus dans Actualités

555
Publicité

Nous suivre sur Facebook

Nous suivre sur Twitter

Publicité
342
Haut de page