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Le grand retour de Renée Martel

Culture

Le grand retour de Renée Martel

Le 5 mai 2007, quand Renée Martel est apparue sur la scène du Vieux Clocher de Magog pour un premier grand spectacle depuis neuf ans, les gens se sont aussitôt levés pour l’applaudir à tout rompre. Une déclaration d’amour qu’elle avait oubliée lors de sa retraite forcée.

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Sa chanson d’ouverture, qu’elle a composée en 1992, dit tout en toute simplicité : Je reviens. «C’est miraculeux, je suis totalement dépassée! Pendant ma retraite, des gens me rencontraient à l’épicerie de mon village. Ils me remerciaient de ce que j’avais donné à eux et leur famille. Nous, les artistes, on ne réalise pas l’impact qu’on a sur les gens et leurs vies. On le fait parce que c’est une flamme, une passion qui nous mène. Tout ce qui m’arrive est entièrement savouré et apprécié», confie chaleureusement la grande dame du country québécois, qui reprend le micro, guérie d’une maladie pulmonaire qui l’a éloignée du métier qu’elle pratique depuis 55 ans.

La rencontre de Pierre Gravel est déterminante dans ce retour. Renée Martel le croise un jour dans un restaurant de leur ville commune, Granby. Le producteur lui demande si elle donne toujours des spectacles et lui propose une rencontre. Le tout débouchera sur le show du Vieux Clocher et une tournée. La chanteuse fera aussi une apparition remarquée lors de la soirée country du dernier Mondial Choral.

Qui lui ressemble

« Je continue d’écrire ma mise en scène et mes textes, comme que je l’ai toujours fait. C’est le spectacle qui me ressemble le plus en tant que femme et artiste. Je me sens chez moi avec mon monde.», dit celle qui s’est entourée de musiciens d’exception, dont Jeff Smallwood, Marc Beaulieu et Réjean Lachance.

En première partie, Renée Martel raconte son arrivée à Montréal, encouragée par son père, Marcel Martel, avec qui elle a commencé à chanter professionnellement. C’est l’époque des succès qui s’enchaînent : Liverpool, Je vais à Londres et Cowgirl Dorée. C’est aussi l’inoubliable J’ai un amour qui ne veut pas mourir.

Après l’entracte, celle qui a enregistré plus d’une vingtaine d’albums rend hommage aux pionniers du country. Les Paul Brunelle, André Breton et Willie Lamothe y passent.

Sinon, l’artiste prépare déjà un nouvel album. Des collaborations sont dans l’air, on parle de Michel Rivard, de Zachary Richard et de Robert Charlebois. «On ne sait jamais, ce sera peut-être mon dernier album. Je veux que ce soit mon meilleur!» lance Renée Martel, qui se réjouit du regain de popularité de la musique country, bien qu’elle déplore, comme tous les artistes amoureux du genre, son absence chronique des ondes radiophoniques. «C’est la musique du peuple! Qu’on le veuille ou non, le country a toujours été là, bien devant. Il y en a du bon et du mauvais tel qu’en tous styles de musique, rock, pop ou blues», fait-elle savoir.

Renée Martel sera en spectacle à la Salle André-Mathieu (475, boulevard de l’Avenir), le mardi 4 décembre, dès 20h. Information: 450 667-2040. PHOTO DIGITALE Renee Martel

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Rédacteur en chef, journaliste à la culture et aux faits divers, Benoit.leblanc@2m.media, 450-667-4360 poste : 3526

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