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L’Aviron a accueilli 264 personnes sans-abris depuis son ouverture

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L’Aviron a accueilli 264 personnes sans-abris depuis son ouverture

L’Aviron, une maison d’hébergement de 30 unités pour des personnes itinérantes ou en difficulté, a officiellement été inaugurée le 22 mars, en présence du député de Laval-des-Rapides, Léo Bureau-Blouin, du maire de Laval, Alexandre Duplessis et de plusieurs intervenants du milieu communautaire.

Situé au 1015, boulevard des Laurentides, l’Aviron comprend 12 chambres pour des séjours à court terme lors de situations de crise, 6 studios supervisés pour des séjours à moyen terme (1 an) et 12 logements abordables (3 ans).

Depuis son ouverture le 12 mars 2012, l’Aviron a accueilli 264 personnes. De ce nombre, 70 % sont des hommes et 30 % des femmes. L’âge des résidents varie entre 45 et 65 ans.

«Comme les chiffres en témoignent, nous répondons à un besoin. D’ailleurs, 24 heures après son ouverture, l’Aviron affichait complet. Le tissu communautaire lavallois s’est donc vu bonifié d’une nouvelle ressource en hébergement», mentionne Carol Pagé, présidente du conseil d’administration de L’Aviron.

«C’est la réalisation du rêve de nombreux partenaires préoccupés par la vulnérabilité des gens sans-logis», enchaîne-t-elle.

Cette ressource offre bien plus qu’un toit, informe Mme Pagé, précisant qu’une équipe d’intervenants sur les lieux accompagne les pensionnaires dans un processus visant leur réinsertion sociale et le développement de leur autonomie.

4,8 M$

Lors de cette inauguration, MM. Bureau-Blouin et Duplessis ont annoncé un investissement de 4,8 M$.

Perte d’emploi, séparation, toxicomanie, difficultés personnelles et problèmes de santé mentale sont autant de motifs pouvant mener à la rue et personne n’y est à l’abri, mentionne sagement le député de Laval-des-Rapides, Léo Bureau-Blouin, qui a annoncé une aide financière de près de 2 M$ du gouvernement provincial.

«Je reçois jour après jour dans mon bureau des gens qui se retrouvent dans une situation précaire. Par cet investissement, notre gouvernement reconnaît l’importance de L’Aviron pour la communauté lavalloise ainsi que sa contribution à la lutte contre l’itinérance et l’exclusion sociale», indique-t-il.

«C’était une promesse électorale de notre gouvernement de fournir davantage de logements sociaux et d’aide à la pauvreté et à l’exclusion sociale», poursuit-il.

Pour sa part, M. Duplessis considère que la région de Laval demeure en situation de rattrapage concernant le logement social. «L’Aviron comble un besoin, mais les besoins en logement social demeurent très grands. La Conférence régionale des élus de Laval juge toujours prioritaire l’accès à un logement social et abordable pour lutter contre la pauvreté», souligne le maire, qui a annoncé un investissement de 633 000 $.

La CRÉ a injecté 100 000 $ pour l’achat d’ameublement.

Unique au Québec

La Ville maintient depuis plus de 50 ans la division Urgence sociale. «C’est unique au Québec. Nous sommes des précurseurs. Nous avons traité pas moins de 377 dossiers d’hébergement, l’an dernier», affirme-t-il fièrement.

L’itinérance existe à Laval

Bien que peu visible, l’itinérance est un phénomène assez présent à Laval pour justifier la construction de 30 unités d’hébergement.

À cet égard, le Réseau des organismes et intervenants en itinérance de Laval (ROIIL) considère «comme itinérante ou à risque d’itinérance toute personne ayant une adresse fixe, mais qui vit dans des conditions précaires, instables et/ou insalubres».

Par contre, la réalité lavalloise diffère de celle de Montréal, explique la présidente du conseil d’administration de L’Aviron. «Ici, on n’est pas en présence d’une itinérance chronique, mais plutôt situationnelle ou cyclique», raconte-t-elle.

Le député de Laval-des-Rapides admet que beaucoup de municipalités au Québec envient ce que les partenaires ont mis sur pied avec cette maison d’hébergement.

«À Montréal, les itinérants se demandent où ils vont coucher le soir, où ils vont aller. Ici, on offre une ressource plus permanente et ils sont entourés d’intervenants. Ils se posent comme questions: Comment je vais m’en sortir? Quelles sont les ressources?»

Un toit grâce au ROIIL

Rappelons que la dernière ressource destinée aux sans-abri à Laval, le St-Claude, a fermé ses portes en 2006, faute de moyens financiers. Préoccupés par les conséquences de cette fermeture, de nombreux partenaires se sont rassemblés pour créer le réseau des organismes et des intervenants en itinérance de Laval (ROIIL) en 2007. Celui-là même qui a fondé l’Aviron.

Autre texte à lire: «Je veux m’en sortir» – une résidente.

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