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Laval restaure ses croix de chemin et calvaires

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Laval restaure ses croix de chemin et calvaires

Elles sont au nombre de 28, dispersées d’un bout à l’autre de l’île Jésus. Les plus vieilles datent du 19e siècle, d’autres ont été plantées il y a 20 ans. Surtout, elles viennent de se refaire une beauté! Les croix de chemin et calvaires offrent un beau prétexte pour sortir dehors et fêter l’automne.

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Un tour d’autobus en compagnie de représentants des milieux culturels et politiques a permis de redécouvrir ces joyaux du patrimoine religieux lavallois. À l’occasion, Benoît Caron, qui a piloté la restauration et la mise en valeur de 27 des 28 calvaires et croix de chemin de Laval, a décrit autant l’ampleur des travaux que l’historique de ces monuments. «Nous en avons enlevé plusieurs pour les réparer, peinturer et réinstaller solidement, de façon durable. Des conventions d’entretien, qui empêche aussi leur destruction, ont été signées avec les propriétaires privées», a expliqué Benoît Caron, avant que l’autobus ne s’arrête entre autres devant les Croix Désautels (1907), Deguire (1952) et Archambault (1891) dans Saint-Vincent-de-Paul, ainsi que les Croix des Chevaliers de Colomb (1981), Paquette (1851) Renaud (1978) et Lefebvre (1952), dans St-François.

Des 28 monuments concernés, 16 appartiennent à des propriétaires privés, sept à Ville de Laval, trois à des paroisses et deux à la Commission scolaire de Laval.

Recherche et restauration

Depuis les débuts, le dossier des croix de chemin a été confié à des membres de la Société d’histoire et de généalogie de Laval. En un premier temps, de 1978 à 1981, Sylvie Lalonde a entrepris les recherches sur l’historique des croix. De 1981 à 1991, Benoît Caron a conçu 15 panneaux d’interprétations, il en reste 14 et plusieurs demandent une réactualisation, ainsi qu’un dépliant, dont plusieurs informations méritent une révision.

Amorcé en 2003 et mené en trois phases pour un investissement total de 107 000$, le projet de restauration permet aujourd’hui d’affirmer que Laval possède de loin le plus grand ratio de tels monuments au kilomètre carré dans la province de Québec.

Une tradition de France

Principalement, les croix de l’île Jésus ont été dressées en des lieux stratégiques, afin de favoriser le recueillement de paroissiens, les églises étant souvent trop éloignées pour la prière du soir, les neuvaines, le Mois de Marie. La tradition est arrivée de France, surtout de Bretagne.

À son arrivée en 1534, Jacques Cartier a planté la première en Gaspésie. L’année suivante, il en a planté plusieurs autres le long du fleuve St-Laurent.

Un résidant de St-François

C’est un citoyen de St-François, débarqué il y a longtemps de sa Gaspésie natale, Benoît Pinard, qui a contribué largement aux travaux. Alors qu’il luttait contre le cancer, M. Pinard a manié le fer et le bois, redonnant vie aux coqs perchés, aux éléments de la passion (lance, éponge, cœur), aux corpus des crucifix que mettent en évidence les croix et calvaires.

Le projet de restauration a été rendu possible grâce au soutien financier du ministère de la Culture et des Communications qui a partagé avec la Ville de Laval les frais associés à sa réalisation.

Pour en connaître davantage sur le sujet, les citoyens sont invités à consulter le site Internet www.genealogie.org/club/SHGIJ sous la rubrique Histoire».

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Rédacteur en chef, journaliste à la culture et aux faits divers, Benoit.leblanc@2m.media, 450-667-4360 poste : 3526

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