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Laval, la «Venise du Québec»

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Laval, la «Venise du Québec»

Le 31 octobre, une soixantaine de personnes, en grande partie des étudiants du département de génie civil du Collège Montmorency, ont appris à quel point l’eau a compté dans l’histoire de Laval,.

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La salle Le Trac a laissé place à une autre tradition du collège que les matches d’improvisation, soit la conférence scientifique. Le président du Centre d’interprétation de l’eau de Laval (C.I.EAU), André Perrault, y a livré un fort instructif exposé sur L’eau, élément majeur dans l’histoire et le développement de Laval. M. Perrault a été responsable pendant 32 ans de dossiers reliés à l’eau potable et à l’assainissement des eaux à Ville de Laval.

Une île, deux rivières

Savez-vous que le terrain vacant, qui accueillera la station Cartier, n’a jamais été développé en raison de coûts d’aqueduc estimés trop importants? Que l’eau des deux rivières de Laval, des Prairies et Mille-Îles, provient de la Rivière des Outaouais, au Témiscamingue? Que l’une des 22 plages de villégiature qu’a connue Laval, la plage Idéale, a eu pour propriétaire un des criminels les plus recherchés du continent, Lucien Rivard? Que six moulins à eau ont existé, de Saint-François-de-Sales (1716 à 1920) à du Crochet (1772 à 1930), dans Laval-des-Rapides?

André Perrault a su truffer sa conférence de plusieurs informations, des plus intéressantes aux plus croustillantes, débutant avec «les chemins qui marchent», tel que les Amérindiens surnommaient leurs rivières. Il nous parle du puits «pierroté» de la colonisation pour assurer la survie, «la baignade n’était pas un loisir courant à l’époque». Il élabore les différences de débits entre les rivières des Mille-Îles et des Prairies. La première possède le plus petit débit, avec une moyenne de 200 mètres cube, elle a rasé la pénurie en 2001 et elle dispose de sept prises d’eau des municipalités qui la bordent. La seconde a le plus fort débit, avec une moyenne de 1 050 mètres cube par seconde.

Histoires d’eau

Puis viennent les cageux de l’Abord-à-Plouffe, en amont des rapides du Gros Sault, ces cargaisons de bois assemblées sous forme de radeaux, que le Québec a connu principalement de 1800 à 1900.

Au début du 20e siècle, l’île Jésus devient un lieu de villégiature. Des chalets poussent à Ste-Rose et partout autour de l’île. Une jetée superbe se dresse à la berge des Baigneurs. Puis la grande époque florissante des plages, années 1940 à 1950, change légèrement la donne: plages Beaulieu, Saint-Gérard, Barbe, Leroux, Venise, Gravel. La dernière en opération sera celle de Mon Repos, dans Chomedey, à la hauteur des 83e et 90e rues.

Usines et développement

En 1915, des ingénieurs de New-York ont implanté la première usine de filtration, sur la rue Hotte. Une nouvelle usine sera installée en face de l’ancienne, là où s’installe aujourd’hui le C.I.EAU. D’autres usines sont construites dans les municipalités de l’île. La Fonderie Pont-Viau fournit alors les cadres du système entier d’égout.

Peu avant la fusion des 14 municipalités en 1965, le développement urbain s’accélère. L’eau vient souvent à manquer. Des puits n’auront même pas le temps d’être utilisés, déjà dépassés par la demande.

Peu après la fondation officielle de Laval, la Commission Sylvestre mène à un plan directeur d’aqueduc, entre autres par sa recommandation no 11. Dès 1968, des travaux majeurs augmenteront les capacités des trois usines de filtration qui forment aujourd’hui le château d’eau lavallois: Pont-Viau, Chomedey, Saint-Rose. Quand des réparations ou réfections sont nécessaires, l’interconnexion des usines permet de fermer l’une des usines, tout en continuant de desservir la population. «En 1984, l’informatisation amènera une double-filtration, qui assurera une excellente qualité d’eau potable. Maintenant, il faut amener les gens à prendre conscience de la fragilité de cette ressource», souligne M. Perreault.

Des puits?

Notons finalement qu’encore aujourd’hui, 3 000 personnes se servent de puits pour s’alimenter en eau potable, notamment dans les montées et l’avenue des Perrons.

Spectacles, cafés scientifiques et débats, colloques, concours, expositions, rencontres, conférences, la Quinzaine des sciences du Collège Montmorency se poursuit jusqu’au15 novembre, sous le thème Nord-Sud, une seule biosphère. Toutes les informations sont disponibles à www.cmontmorency.qc.ca/sts/ ou au 450-975-6176 ou 450-975-6103.

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Rédacteur en chef, journaliste à la culture et aux faits divers, Benoit.leblanc@2m.media, 450-667-4360 poste : 3526

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