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L’atelier et l’art d’Umberto Bruni immortalisés

Culture

L’atelier et l’art d’Umberto Bruni immortalisés

Entre le piano droit, les bustes de Vinci et Chopin, le prestigieux Lion d’Or et ses mille et un tableaux, l’impressionnant chevalet d’Umberto Bruni règne en maître dans son atelier. Sur le coin d’une table de billard repose aussi un nouvel objet: le livre Umberto Bruni, l’homme et son art sur la vie du peintre et sculpteur lavallois lancé en novembre dernier aux Éditions Marcel Broquet.

À 97 ans, le sourire toujours moqueur, Umberto Bruni a encore la solidité du marbre. Dans sa petite maison du quartier Duvernay, il a aménagé un grand atelier en réunissant les chambres de ses deux filles, une fois celles-ci parties.

L’artiste y a conçu autant ses tableaux de scènes pittoresques du Québec que ses grands projets de murales, largement illustrés dans ce nouvel ouvrage sur sa vie.

L’art et le beau

«Ma quête a toujours été la même, celle du beau, confie Umberto Bruni, devant la maquette minutieuse d’un moulin. Deux amis ont manifesté le désir de faire un livre sur mon travail. J’ai fait mon possible pour donner toute la documentation nécessaire. Cela donnera une idée aux gens de qui je suis.»

«C’est un homme très simple qui a gardé un profil discret, affirme Rosette Pipar, auteure et coéditrice du livre. Quand il a découvert sa passion, il l’a honorée envers et contre tout de façon très déterminée. Devenir artiste n’était pas évident pour un fils de famille italienne dans l’après-guerre.»

D’élève à professeur

Né en 1914, il a étudié à l’École des Beaux-Arts de Montréal de 1930 à 1937. Plus tard, pendant ses 35 ans d’enseignement à cette même école, le professeur a tenu tête aux partisans du Refus Global, professant contre vents et marées l’importance de maîtriser les matières et leur emploi.

«Devant ces pourfendeurs de l’académisme, qui rejetaient l’apprentissage des techniques pour adopter la créativité pure, il n’a jamais invité ses élèves à copier le syle du maître, souligne Rosette Pipar. C’était un grand motivateur!»

Au début des années 1970, Umberto Bruni a participé à la fusion entre l’École des Beaux-Arts de Montréal et l’UQAM. Cette encyclopédie vivante sur les pigments et les couleurs a vu défiler les Guido Molinari, Tex Lecor, Monique Mercier et Georges Dedoyard dans ses classes. L’homme a fondé la galerie de l’Université du Québec à Montréal dont il a été le premier conservateur de 1971 à 1980.

Encore créatif

La dernière oeuvre d’Umberto Bruni date de septembre 2011. Il apprécie particulièrement peindre des natures mortes en ce moment, avec une préférence pour les fleurs.

«C’est aussi difficile que de peindre un portrait, mais créer n’a jamais été une question de temps, rappelle M. Bruni. L’artiste ne calcule pas. Il y met tout son effort sans compter.»

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Rédacteur en chef, journaliste à la culture et aux faits divers, Benoit.leblanc@2m.media, 450-667-4360 poste : 3526

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