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«L’arrivée du métro fut le plus grand défi de l’histoire de la STL»

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«L’arrivée du métro fut le plus grand défi de l’histoire de la STL»

SOUVENIRS. L’ancien directeur de la planification et développement à la Société de transport de Laval (STL), Pierre Lavigueur, n’a que de bons souvenirs de l’arrivée du métro à Laval.

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«Ce fut sans conteste le plus grand défi de l’histoire de la STL», admet-il. C’était une période avec beaucoup d’effervescence. Tous les départements de la STL ont été impliqués.»

Pierre Lavigueur, qui agissait comme coordonnateur, a dû revoir le réseau de la STL au complet et refaire les trajets et horaires. Des études se sont déroulées dans tous les quartiers de Laval durant quatre ans.

La STL est passée de 34 circuits à 42, en 2007. Ceux-ci ont tous été changés. «Il a fallu prendre les bouchées doubles. Outre la formation à nos chauffeurs, il fallait informer la population. Ce fut un énorme défi.»

Les travaux de construction du métro ont perturbé les opérations à la STL. La fermeture de la station Henri-Bourassa avait aussi causé des maux de tête. Les 26 autobus qui se rendaient au terminus Henri-Bourassa devaient se diriger à la station suivante, Sauvé. «Il a fallu rajouter des chauffeurs et des autobus en rallongeant les lignes. Ce fut une opération dispendieuse.»

M. Lavigueur a salué le travail colossal de toute son équipe et de la directrice du projet de l’époque, Christine Gauvreau.

Du jour au lendemain

Dès la fin janvier 2007, les employés de la Société ont suivi la formation prévue pour se familiariser avec la nouvelle configuration du transport en commun lavallois. Mais contrairement à la Société de transport de Montréal (STM), qui a pu compter sur plusieurs semaines pour roder et tester les systèmes, la STL doit plonger du jour au lendemain dans la réalité d’une ville désormais desservie par le métro.

M. Lavigueur se souvient très bien de la veille de l’ouverture du métro. Le dernier voyage des 34 circuits s’est fait à 2h dans la nuit. «Puis vers 4h30, les chauffeurs d’autobus empruntaient les nouveaux circuits. Il fallait changer les 2500 poteaux d’arrêts pour installer le nouvel horaire. La nuit a été longue. Les gens ont travaillé tellement fort.»

Il se rappelle aussi avoir mis en place une cellule de crise, qu’il a dissoute une semaine après l’ouverture du métro. «Tout s’était bien déroulé. Nous n’avons pas eu de pépins majeurs.»

Réagir vite

Dès l’ouverture, la STL avait mis en place son plan de transport. Les premiers jours étaient décisifs pour ceux qui voulaient essayer le transport en commun pour la première fois.

«C’était important pour nous d’être efficace. Si quelqu’un laisse son auto à la maison et qu’on le fait poireauter à l’arrêt d’autobus, il va retourner avec sa voiture. Nous ne pouvions pas nous permettre de manquer le bateau. Ce fut un grand succès.»

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Engouement

Dès le départ, l’engouement était là pour l’arrivée du métro. D’ailleurs, une enquête de l’Agence métropolitaine de transport (AMT) a révélé une augmentation de 70 % des usagers lavallois du métro dès la première année. «Les Lavallois ont répondu aux attentes. Ils ont montré l’importance du métro pour eux.» On se souvient que les Montréalais étaient en colère, quand le métro arrivait à la station Henri-Bourassa, puisque les wagons étaient bondés.

De 2003 à 2008, l’achalandage du transport en commun par les Lavallois a augmenté de 31 % sur le territoire. De 2008 à 2013, on a noté une hausse de 28 %. «Une augmentation d’achalandage de 59 % est au-delà des attentes.»

Bon pour l’environnement

Guy Garand, directeur général du Conseil régional de l’environnement (CRE) de Laval, se souvient d’avoir accueilli l’arrivée du métro comme une très bonne nouvelle.

«La venue de la ligne orange sur le territoire lavallois a contribué à la réduction des gaz à effet de serre et diminué le nombre de voitures sur les routes, soit 6000 de moins, selon l’Agence métropolitaine de transport.»

M. Garand préfère oublier le dépassement de coût de la construction et le fait qu’un kilomètre n’avait pas été calculé dans les dépenses. «C’est un projet de société très écologique. Je m’en réjouis.»

Aller plus loin

L’idée d’utiliser le métro au maximum de sa capacité émerge lors de l’entretien avec le directeur du CRE Laval. «Il ne faut pas s’arrêter là. Il faut avoir un ensemble de mesures, plus de services pour que les gens utilisent pleinement le métro.» Il énumère les départs supplémentaires de train, les stationnements incitatifs en grand nombre et l’arrimage efficace du service d’autobus au métro, pour y parvenir.

«Il faut qu’on ait du courage, qu’on renonce à des bouts d’autoroute comme celle de la 19 et qu’on rabatte les gens vers le train et le métro», insiste le directeur général.

«Et pourquoi pas boucler la boucle de la ligne orange en se rendant jusqu’à Côte-Vertu et une station au Centropolis?» termine-t-il.

Tout comme Guy Garand, Pierre Lavigueur rêve du jour où la ligne orange se poursuivra jusqu’à Côte-Vertu.

Guy Garand croit que le métro est un must pour Laval.
Guy Garand croit que le métro est un must pour Laval.  ©Photo – TC-Media Archives

«Ce fut sans conteste le plus grand défi de l’histoire de la STL», admet-il. C’était une période avec beaucoup d’effervescence. Tous les départements de la STL ont été impliqués.»

Pierre Lavigueur, qui agissait comme coordonnateur, a dû revoir le réseau de la STL au complet et refaire les trajets et horaires. Des études se sont déroulées dans tous les quartiers de Laval durant quatre ans.

La STL est passée de 34 circuits à 42, en 2007. Ceux-ci ont tous été changés. «Il a fallu prendre les bouchées doubles. Outre la formation à nos chauffeurs, il fallait informer la population. Ce fut un énorme défi.»

Les travaux de construction du métro ont perturbé les opérations à la STL. La fermeture de la station Henri-Bourassa avait aussi causé des maux de tête. Les 26 autobus qui se rendaient au terminus Henri-Bourassa devaient se diriger à la station suivante, Sauvé. «Il a fallu rajouter des chauffeurs et des autobus en rallongeant les lignes. Ce fut une opération dispendieuse.»

M. Lavigueur a salué le travail colossal de toute son équipe et de la directrice du projet de l’époque, Christine Gauvreau.

Du jour au lendemain

Dès la fin janvier 2007, les employés de la Société ont suivi la formation prévue pour se familiariser avec la nouvelle configuration du transport en commun lavallois. Mais contrairement à la Société de transport de Montréal (STM), qui a pu compter sur plusieurs semaines pour roder et tester les systèmes, la STL doit plonger du jour au lendemain dans la réalité d’une ville désormais desservie par le métro.

M. Lavigueur se souvient très bien de la veille de l’ouverture du métro. Le dernier voyage des 34 circuits s’est fait à 2h dans la nuit. «Puis vers 4h30, les chauffeurs d’autobus empruntaient les nouveaux circuits. Il fallait changer les 2500 poteaux d’arrêts pour installer le nouvel horaire. La nuit a été longue. Les gens ont travaillé tellement fort.»

Il se rappelle aussi avoir mis en place une cellule de crise, qu’il a dissoute une semaine après l’ouverture du métro. «Tout s’était bien déroulé. Nous n’avons pas eu de pépins majeurs.»

Réagir vite

Dès l’ouverture, la STL avait mis en place son plan de transport. Les premiers jours étaient décisifs pour ceux qui voulaient essayer le transport en commun pour la première fois.

«C’était important pour nous d’être efficace. Si quelqu’un laisse son auto à la maison et qu’on le fait poireauter à l’arrêt d’autobus, il va retourner avec sa voiture. Nous ne pouvions pas nous permettre de manquer le bateau. Ce fut un grand succès.»

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Dès le départ, l’engouement était là pour l’arrivée du métro. D’ailleurs, une enquête de l’Agence métropolitaine de transport (AMT) a révélé une augmentation de 70 % des usagers lavallois du métro dès la première année. «Les Lavallois ont répondu aux attentes. Ils ont montré l’importance du métro pour eux.» On se souvient que les Montréalais étaient en colère, quand le métro arrivait à la station Henri-Bourassa, puisque les wagons étaient bondés.

De 2003 à 2008, l’achalandage du transport en commun par les Lavallois a augmenté de 31 % sur le territoire. De 2008 à 2013, on a noté une hausse de 28 %. «Une augmentation d’achalandage de 59 % est au-delà des attentes.»

Bon pour l’environnement

Guy Garand, directeur général du Conseil régional de l’environnement (CRE) de Laval, se souvient d’avoir accueilli l’arrivée du métro comme une très bonne nouvelle.

«La venue de la ligne orange sur le territoire lavallois a contribué à la réduction des gaz à effet de serre et diminué le nombre de voitures sur les routes, soit 6000 de moins, selon l’Agence métropolitaine de transport.»

M. Garand préfère oublier le dépassement de coût de la construction et le fait qu’un kilomètre n’avait pas été calculé dans les dépenses. «C’est un projet de société très écologique. Je m’en réjouis.»

Aller plus loin

L’idée d’utiliser le métro au maximum de sa capacité émerge lors de l’entretien avec le directeur du CRE Laval. «Il ne faut pas s’arrêter là. Il faut avoir un ensemble de mesures, plus de services pour que les gens utilisent pleinement le métro.» Il énumère les départs supplémentaires de train, les stationnements incitatifs en grand nombre et l’arrimage efficace du service d’autobus au métro, pour y parvenir.

«Il faut qu’on ait du courage, qu’on renonce à des bouts d’autoroute comme celle de la 19 et qu’on rabatte les gens vers le train et le métro», insiste le directeur général.

«Et pourquoi pas boucler la boucle de la ligne orange en se rendant jusqu’à Côte-Vertu et une station au Centropolis?» termine-t-il.

Tout comme Guy Garand, Pierre Lavigueur rêve du jour où la ligne orange se poursuivra jusqu’à Côte-Vertu.

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