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La famille Richard a marqué un peuple

Culture

La famille Richard a marqué un peuple

Le Lavallois Henri Richard est conscient que sa famille aura laissé un héritage et aura marqué le peuple québécois.

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«Je sens encore que notre famille est une fierté pour le Québec, pour les amateurs de hockey», confie humblement Henri Richard.

Son grand frère, le défunt Maurice Rocket Richard, est reconnu comme la première grande idole du peuple québécois. Toute comme son frère, Henri a laissé une empreinte indélébile au cours des 20 ans durant lesquels il a porté les couleurs du Canadien de Montréal, entre 1955 et 1975. Celui que l’on surnommait le Pocket Rocket a gagné 11 fois la Coupe Stanley. Les records sont faits pour être brisés et améliorés, dit l’adage. Mais s’il y a un record qui ne risque pas de tomber de sitôt, c’est bien celui établi par l’ancien numéro 16.

La première conquête de la Coupe en 1956, avec Maurice, revêt un cachet particulier pour lui, d’autant qu’il a évolué au sein du même trio que son frère et avec Dickie Moore.

L’arrivée d’Henri dans la LNH ne fut pas de tout repos. En fait, son invitation au camp d’entraînement du Canadien à l’âge de 19 ans, à l’automne 1955, a rapidement été perçue comme une faveur accordée à son grand frère.

Plusieurs avaient des doutes, en raison de sa petite taille, quant à ses chances d’évoluer un jour dans la LNH, où le jeu robuste était courant à cette époque. Malgré son petit gabarit, son maniement hors pair de la rondelle et sa rapidité lui ont permis de trouver sa niche.

Avec ses 1046 points en 1256 joutes, personne ne viendra contester le retrait de son chandail numéro 16 en 1975 et sa place dignement acquise au Temple de la Renommée en 1979. Il devient le neuvième joueur de l’histoire de la LNH à dépasser la barre symbolique des 1 000 points, en 1973.

Jeu des comparaisons

Les comparaisons entre Henri et son frère aîné Maurice n’ont jamais cessé. Les deux hommes préconisaient un style de jeu différent: Maurice était le marqueur né, tandis que son frère cadet était davantage un fabricant de jeu. Plusieurs s’accordent à dire que les deux hommes étaient des travailleurs acharnés. «Encore aujourd’hui, on me présente comme le frère de Maurice. Ça me laisse indifférent, car j’ai l’habitude. Mon frère a marqué un peuple», admet-il.

Henri a toujours dû travailler encore plus fort pour se démarquer et prouver qu’il n’était pas simplement le frère de l’autre.

Président d’honneur du Tournoi de Laval-Nord

Même s’il a pris sa retraite depuis plus de 35 ans, Henri Richard est toujours aussi populaire auprès des fans de hockey. Son nom est souvent associé à une présidence d’honneur. Le 30e Tournoi provincial de hockey de Laval-Nord est un événement reconnu à travers la province, grâce au travail acharné et à la passion de ses organisateurs. Deux caractéristiques qui rejoignent le président d’honneur, Henri Richard.

«C’est avec un immense plaisir que j’ai accepté l’invitation des membres du Comité Hockey de l’Association sportive Laval-Nord de me joindre à l’équipe du Comité organisateur, afin de célébrer ce 30e Anniversaire du Tournoi Provincial de hockey de Laval-Nord», mentionne-t-il. «Afin d’atteindre une telle longévité, les différents Comités organisateurs ont dû compter sur des centaines de bénévoles pour réaliser annuellement cette activité. Au nom des milliers de hockeyeurs qui ont participé à ce tournoi au cours des 30 dernières années, je tiens à féliciter tous et chacun d’entre vous pour le temps que vous avez consacré à notre jeunesse québécoise et pour cette passion et ses valeurs que vous leur avez transmises à travers notre sport national», termine-t-il.

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