Mis à jour le 14 janvier 2026 à 09h01
La fascination en matière de scatologie ne date pas d’hier, mais elle a capté l’attention de certains étudiants lavallois l’automne dernier. Ces derniers ont poussé l’audace jusqu’à se filmer en train d’uriner dans des lieux publics.
Des milliers d’internautes ont vu passer ces vidéos sur leur fil d’actualité personnalisé TikTok: sur un plan filmé à la première personne, un endroit public du Grand-Montréal est identifié, un jet d’urine est projeté avec une trame sonore tirée de la série télévisée Dexter.
Après que le TikTokeur themontrealpisser ait été viral avec des publications de ce genre en octobre 2025, la tendance a été lancée et plusieurs Lavallois ont emboîté le pas, surtout des jeunes.
Effectivement, des dizaines de comptes comprenant le mot pisser ont émergé sur TikTok. La plupart d’entre eux sont associés à des écoles secondaires, mais le profil thelavalpisser est celui qui a obtenu le plus de traction.
Sa vidéo la plus populaire a atteint plus de 66 000 visionnements. Suivant le même modus operandi qu’expliqué plus haut, celle-ci prend place à l’extérieur de l’école Pierre-Laporte, un établissement de Sainte-Dorothée accueillant des élèves de niveau primaire.
Le pisseur a également filmé des vidéos au Cinéplex Laval, au Carrefour Laval, à l’école primaire Jean-Lemonde, au parc Crevier ainsi qu’à l’aréna Martin-St-Louis.
Des comptes liés aux écoles Poly-Jeunesse, Saint-Maxime et Laval Senior Academy sont aussi en ligne sur le réseau social. Les propriétaires de ceux-ci demeurent anonymes, mais ont publié des contenus illustrant quelqu’un en train de se soulager à l’intérieur des établissements scolaires, ce qui laisse croire qu’ils y étudient.
Plus incongru encore, des commentaires demandant aux pisseurs de se filmer dans d’autres lieux publics lavallois affluent sous toutes ces publications.
Interventions?
On comprend que fréquenter un établissement d’éducation où les gens urinent au sol n’est pas très attrayant ni sanitaire. Le Centre de services scolaire de Laval (CSSL), la Commission scolaire Sir-Wilfrid-Laurier (CSSWL) et le Service de police de Laval (SPL) ont donc été interpelés par rapport à ce phénomène.
«Cette situation n’a pas été portée à l’attention du Centre, déclare Annie Goyette, directrice adjointe au bureau des communications du CSSL. Il est possible que ces contenus existent en ligne, mais ils ne semblent pas poser d’enjeux dans nos milieux. Nos directions d’écoles détiennent toute l’expertise nécessaire pour assurer une gestion efficace de leur milieu dans le cas où de tels comportements seraient observés.»
«Ce “trend” n’a pas été un problème à Laval Junior Academy, affirme Maxeen Jolin, coordonnatrice des communications pour la CSSWL. L’école m’a parlé de deux incidents isolés et, dès qu’elle en a pris connaissance, une supervision supplémentaire a été mise en place dans les toilettes. Aucun autre cas n’a été observé depuis.»
Le SPL n’a, quant à lui, reçu aucun appel au 911 en lien avec le fait d’uriner ou de déféquer sur la voie publique récemment. Rappelons qu’un contrevenant à cette réglementation peut écoper d’une amende de 250$.
Au moment d’écrire ces lignes, aucune vidéo n’avait été postée sur l’un des comptes lavallois dédiés à cette tendance depuis le début de l’année 2026.
Téléchargez notre application
Meta (Facebook et Instagram) bloque vos nouvelles du Courrier Laval, tout comme Google continue de leur faire obstruction, en réponse à la loi C-18.
Pour avoir accès à vos nouvelles et rester ainsi connecté à la source, le Courrier Laval vous invite à télécharger son application. Vous pouvez également vous abonner à l’infolettre hebdomadaire. Vous pourrez ainsi continuer de lire vos nouvelles gratuitement, et ce, en temps réel avec un ratio moindre de publicités. N’oubliez pas d’activer les notifications et de passer le mot à vos proches et contacts!
Apple : https://apple.co/3wsgmKE
Android : https://bit.ly/3uGPo1D
Infolettre : https://courrierlaval.com/infolettre/



