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«Je suis honoré d’être le premier ministre du meilleur pays au monde»

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«Je suis honoré d’être le premier ministre du meilleur pays au monde»

POLITIQUE. Deux jours avant le scrutin, le premier ministre Stephen Harper a mené les derniers milles de sa campagne électorale au même endroit où il l’avait lancée au mois d’août, soit dans la région lavalloise.

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L’école secondaire Laval Senior Academy était hautement surveillée, le 17 octobre, et un contrôle de sécurité renforcée avec chiens pisteurs accueillait notamment les journalistes. 

Présenté par les candidats conservateurs lavallois Roland Dick et Anthony Mavros, le premier ministre a martelé son message sur l’économie et la création d’emploi devant un public déjà conquis, composé de centaines de partisans de partout au Québec qui scandaient avec grand enthousiasme son nom.

Lors de ce dernier arrêt au Québec avant de participer le même jour à un événement à Toronto organisé par les frères Doug et Rob Ford, il n’a pas manqué de lancer des flèches à ses adversaires politiques qui «ne veulent que plonger le pays dans un déficit».

«Le NPD, c’est des promesses en l’air et une économie à terre!» lance-t-il, dans un moment d’approbation bruyante de ses sympathisants.

Le premier ministre s’est adressé en français et en anglais à la foule galvanisée par sa présence. Derrière lui, les pancartes de tous ses candidats de la province et un énorme drapeau du Québec étaient accrochés.

Il a dressé un bilan de son gouvernement, en plus de réitérer stratégiquement qu’il reconnaît le Québec comme une nation, un territoire où il espère faire des gains.

Mise en scène

Dans une mise en scène sciemment ficelée et pour illustrer le déficit qu’un gouvernement libéral occasionnerait à une famille canadienne, un de ses partisans est monté sur scène en laissant tomber sur une table, à trois reprises et pendant de longues secondes, des billets de 50 et 100 $.

Le tout était mêlé à un son de caisse enregistreuse pendant que la foule huait.

«Nous sommes le parti de la sécurité et de la prospérité, a lancé le chef. Nous voulons préserver les emplois et réduire les taxes.»

Appui de conseillers

Quelques conseillers municipaux de Ville de Laval faisaient également partie des sympathisants assis derrière le premier ministre, notamment le vice-président du comité exécutif David De Cotis, Vasilios Karidogiannis (L’Abord-à-Plouffe), Aline Dib (Saint-Martin), Ray Khalil (Sainte-Dorothée) et Gilbert Dumas (Marc-Aurèle-Fortin).

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