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Histoire de guerre et d’amitié avec le Théâtre Bluff

Culture

Histoire de guerre et d’amitié avec le Théâtre Bluff

Le 16 octobre, le Théâtre Bluff a présenté l’avant-première d’Un monde qui s’efface, à la Maison des arts de Laval. Cette nouvelle production raconte l’amitié entre un jeune Irakien, Ali, et son meilleur copain, Samar, mort au combat durant l’occupation américaine.

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Le texte est signé par la poétesse et écrivaine américaine Naomi Wallace. Le dramaturge Sébastien Harrison en a profité pour réaliser sa première mise en scène.

«Naomi Wallace réussit à proposer une écriture qui combine le politique et le poétique, ce qui n’était pas évident au départ», de souligner Sébastien Harrison.

Le texte d’Un monde qui s’efface avait d’ailleurs été salué par les élèves d’AficionAdo, le comité de jeunes lecteurs du Théâtre Bluff, qui lui avait accordé son coup de cœur 2012.

Genre inusité

Ali est âgé dans la vingtaine. Au début de la pièce, il est invité dans une convention internationale d’éleveurs de pigeons pour donner une conférence. Tandis qu’il tente de se concentrer sur le sujet de son intervention, il est envahi par les réminiscences et les conséquences de la guerre dans son pays.

«Les jeunes ont été surpris par cette histoire, continue Mario Borges, directeur général et artistique de Bluff. Ils ont plutôt l’habitude des petites histoires d’amour. Qu’on leur montre une pièce ayant la guerre et l’amitié comme coeur de l’action les a séduits.»

Danse et poésie

La pièce comporte aussi plusieurs citations de grands poètes de partout dans le monde, ce qui a inspiré Sébastien Harrison. Pour donner chair et âme à ce monologue, il a fait appel au chorégraphe bien connu Harold Rhéaume. Cet apport de la danse est nouveau chez Bluff.

«Au départ, Ali raconte l’occupation américaine, mentionne Sébastien Harrison. J’ai décidé que Samar, son meilleur ami, devait être incarné sur scène. Avec Harold Rhéaume, nous avons amené une partition dans le corps.»

«Ces deux jeunes se retrouvent dans le souvenir, d’observer Mario Borges. Il y a une grande dimension physique et poétique qui correspond au non-dit que l’on voit beaucoup dans les amitiés entre garçons. Cette pièce fait réfléchir sur notre avenir, la place qu’on peut prendre. Ça montre aussi le pouvoir salvateur de l’art et de la littérature dans les moments de crise.»

Notons que la distribution comprend Félix Monette-Dubeau et Alexandre Bergeron.

Départ et nouveau défi

Sébastien Harrison a quitté la direction artistique de la compagnie théâtrale lavalloise en juillet dernier. Il a accepté de diriger la compagnie montréalaise Les Deux Mondes, qui oeuvre depuis 40 ans auprès de publics autant jeunesse qu’adulte.

«Chez Bluff, j’étais très heureux de travailler pour un public adolescent, confie-t-il, mais en tant qu’artiste, la plupart de mes textes s’adressent aux adultes.»

Sébastien Harrison trace un bilan positif de son passage chez Bluff.

«Quand je suis arrivé il y a cinq ans, la compagnie connaissait des difficultés financières, relate-t-il. On craignait de devoir fermer. Nous avons reconstruit un réseau de tournée solide, ayant même du succès jusqu’en Europe, lors d’une première tournée là-bas dans l’histoire du Théâtre Bluff.»

Le Théâtre Bluff présente la pièce «Un monde qui s’efface», du 25 au 28 novembre, à la Maison des arts de Laval (1395, boulevard de la Concorde Ouest). Texte de Naomi Wallace. Mise en scène de Sébastien Harrison. Information: 450 686-6883.

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Rédacteur en chef, journaliste à la culture et aux faits divers, Benoit.leblanc@2m.media, 450-667-4360 poste : 3526

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