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Grands artistes et petits enfants célèbrent l’animal à la Pellan

Culture

Grands artistes et petits enfants célèbrent l’animal à la Pellan

À l’image des Muséums d’histoire naturelle un peu partout dans le monde, la Salle Alfred-Pellan accueille un bestiaire exceptionnel durant l’exposition J’ai vu le loup, le renard, le lièvre… qui se déroule jusqu’au 12 février dans la Maison des arts de Laval.

De nombreux élèves des écoles primaires de l’île Jésus ont participé à cette exposition collective, organisée en collaboration avec le Musée des enfants de Laval, aux côtés de grand noms de l’art québécois tels Françoise Sullivan, Jean-Paul Riopelle, Alfred Dumouchel, Jean Dallaire, Naomi London, Marcel Saint-Pierre et Michel Saulnier, pour ne nommer que ceux-là.

«Il y a un lien entre l’enfance et l’animal, confie René Viau, commissaire de l’exposition. Nous sommes dans le monde du conte, de la fantaisie de l’imaginaire.»

Les origines

En plus des 48 dessins d’enfants, près d’une quarantaine d’œuvres créées par 32 artistes de renom composent cette exposition imaginée par la muséologue-responsable de la Salle Alfred-Pellan, Jasmine Colizza, lors d’un récent voyage à Paris.

«Il ne faut pas oublier que les premières œuvres en Histoire de l’art ont été des scènes animalières, souvent de chasse, peintes dans des grottes par les premiers hommes», de rappeler René Viau.

La diversité des techniques employées est vaste, comprenant sculpture, vidéo, installation, estampe, peinture et œuvre sur papier.

Le merveilleux et le réalisme

D’entrée, l’œil est sollicité de toute part chez le visiteur, du timide néophyte au plus fin connaisseur de bestiaire. Le lion de Rosa Bonheur, l’artiste animalière la plus connue du 19e siècle, côtoie deux chiens: une photographie de Myriam Laplante et un véritable spécimen empaillé, signé BGL. Pas très loin, on peut admirer le mythe du centaure revisité «à l’africaine» par Jérôme Havre, ainsi qu’une mise en scène inspirée par la bande dessinée et le Pop Art de Pierre Ayot.

Par la suite, il suffit de se laisser emporter par cette chasse du regard. Le Hibou-nid de Riopelle avoisine l’imagination de Suzelle Levasseur, Lorraine Simms et Rober Racine dans le coin des oiseaux.

À l’opposé, Jérôme Ruby a conçu un étrange crocodile entre meuble et objet inutile, pendant que Michel Beaudry propose un superbe boeuf musqué en acier. Pour sa part, Michel Saulnier a ramené de Berlin un ours polaire fascinant, composé de multiples objets récupérés.

Galerie de l’évolution

Petits et grands prendront aussi plaisir à découvrir le théâtre d’ombre de Serge Tousignant, le loup de bronze de Joe Fafard, la chèvre de Dumouchel, le chat de Dallaire et une girouette-flamand d’Alphonse Grenier qui a appartenu à Marcelle Ferron, non sans oublier les deux lapins géants en tricot de Lucie Duval.

«Le thème de l’animal rend possible une simplicité, note René Viau. L’artiste s’approprie ce thème pour en faire quelque chose de différent. Il est le dompteur et le maître de cérémonie qui nous convie à une grande galerie de l’évolution.»

Notons qu’une visite commentée de l’exposition aura lieu le dimanche 22 janvier, à 14h.

L’exposition «J’ai vu le loup, le renard, le lièvre…» est présentée jusqu’au 12 février à la Salle Alfred-Pellan de la Maison des arts de Laval (1395, boul. de la Concorde Ouest). Information: Information: 311 ou 450 662-4440.

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Rédacteur en chef, journaliste à la culture et aux faits divers, Benoit.leblanc@2m.media, 450-667-4360 poste : 3526

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