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Gilles Vaillancourt utiliserait toujours des prête-noms

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Gilles Vaillancourt utiliserait toujours des prête-noms

JUSTICE. Le 4 décembre, Ville de Laval a déposé deux nouvelles requêtes à la Cour supérieure, essayant de déjouer les stratagèmes de l’ex-maire Gilles Vaillancourt et de son directeur général, Claude Asselin, qui tentent d’échapper à leur créancier.

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Les défendeurs avaient 10 jours, soit jusqu’à lundi, pour se manifester au palais de justice de Laval. Gilles Vaillancourt a signifié qu’il avait l’intention de se défendre par le biais de ses avocats.

Rappelons que l’ancien maire fait l’objet d’accusations criminelles, entre autres, pour complot, fraude, corruption, abus de confiance et gangstérisme.

Deuxième charge

Notons aussi que la Ville de Laval a intenté une première poursuite au civil de 12,8 M$ le 26 octobre.

«Ces requêtes sont la suite de cette poursuite déposée contre M. Vaillancourt et ses coaccusés, de préciser Marc Demers, maire de Laval. Nous avons mis en place une vigie sur les actifs dont ces personnes bénéficient et qu’ils tentent de soustraire.»

Ainsi, l’enquête de solvabilité et d’actif sur l’ancien maire révèlerait que Gilles Vaillancourt ne détient aucun actif connu à son nom.

Procédé élaboré

Dans sa requête, Ville de Laval allègue que l’ex-maire réside dans une des unités du 4500, promenade Paton, dans Chomedey, sans en être propriétaire alors qu’il l’aurait financé en totalité.

La Fiducie des Érables, dont l’une des fiduciaires est la soeur de M. Vaillancourt, a acquis l’immeuble pour la somme de 975 000 $, peut-on lire dans le document. De plus, ce dernier aurait cédé, le 16 juillet 2013, sa créance hypothécaire, contractée auprès de la Fiducie des Érables, à une compagnie à numéro dont l’actionnaire majoritaire est justement cette fiducie et dont les administrateurs sont de sa famille.

«Ville de Laval demande (…) à ce qu’il soit déclaré que Fiducie des Érables est le prête-nom de Gilles Vaillancourt et que de ce fait, ce dernier est le véritable propriétaire du 4500, promenade Paton, (…)»

«Nous ne pouvons pas anticiper la décision de la cour et respectons cela, d’ajouter Marc Demers. Nous croyons que l’ensemble de nos démarches est justifié et restons convaincus que nous allons récupérer quelques millions pour les citoyens de Laval.»

Claude Asselin

La requête envers Claude Asselin et son épouse résulte d’une même approche. Celui-ci est suspecté d’avoir cédé la moitié indivisible de sa copropriété, évaluée à 860 100 $, pour la somme symbolique de 1 $ à sa conjointe.

«Ville de Laval a eu connaissance que ce dernier met manifestement ses biens à l’abri de ses créanciers, celui-ci n’ayant aucun actif connu à son nom et ayant fait une transaction dans le but de se rendre insolvable», est-il indiqué dans la requête.

Le maire Demers mentionne que de nombreux documents ont été analysés sans spécifier si de nouvelles poursuites seront déposées au cours des prochains mois.

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Rédacteur en chef, journaliste à la culture et aux faits divers, Benoit.leblanc@2m.media, 450-667-4360 poste : 3526

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