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Gangs de rue: prévention et soutien à la dénonciation pour empêcher la propagation

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Gangs de rue: prévention et soutien à la dénonciation pour empêcher la propagation

INITIATIVE. Alors que les membres de gang de rue n’ont désormais ni géographie ni couleur de peau en particulier, l’action de prévention n’en demeure pas moins l’une des priorités de divers intervenants lavallois dans le dossier.

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En 2008, devant la recrudescence de la violence, la Police de Laval a initié la Table Gangs de rue de Laval (TGDRL), qui regroupe une vingtaine de partenaires de tous les milieux. Cette structure intervient sur le terrain par des ateliers dans les écoles et un suivi de jeunes considérés à risque ou déjà affiliés aux gangs de rue. Les intervenants de centres jeunesse et des services correctionnels identifient ces jeunes, âgés entre 12 et 24 ans, et leur proposent un accompagnement individuel.

«Tout part de ce jeune qui se méfie des institutions et peut se sentir attiré par la rue, de confier Claudie Bourget, agente de liaison pour le projet SAJ (Soutien aux jeunes). Nous développons des facteurs de protection avec lui, en l’occupant. Ce peut être l’entraînement au gym, un retour à l’école, de l’hébergement. Le tout afin de favoriser sa réinsertion sociale.»

Par cette intervention concertée, la Table tente d’enrayer un phénomène de wannabe séduit temporairement par le pouvoir d’attraction du gang de rue. On lui fait comprendre notamment que des symboles telle une paire d’espadrilles suspendue à un fil électrique fait dorénavant partie du folklore.

Depuis mars, 25 jeunes ont été rencontrés et référés à travers SAJ.

Les filles

Plus diffuse encore que la situation des garçons, celle des filles n’est guère enviable dans la rue.

«Elles n’ont pas de statut fort au sein du groupe, mentionne Claudie Bourget. Elles jouent surtout un rôle dans la fraude, le transport de drogue et d’arme. Également, les filles sont souvent plus violentes que les garçons pour pouvoir revendiquer un statut plus fort dans le groupe.»

La dénonciation

Pour combattre le proxénétisme, la Police de Laval a mis sur pied le programme Les Survivantes depuis 2013, à l’initiative notamment de son chef alors nouvellement arrivé, Pierre Brochet. L’exploitation sexuelle a aussi adopté plusieurs visages ces dernières années.

«En première ligne, nos patrouilleurs sont maintenant entraînés à reconnaître certains signes d’un phénomène plus large, illustre l’inspecteur-chef Dany Gagnon. Un cas de violence conjugale peut cacher un épisode de proxénétisme.»

Par un effet miroir, la survivante ayant vécu l’enfer de l’exploitation sexuelle, la victime ou la personne vulnérable arrive à réfléchir sur sa situation que l’on est à démystifier devant elle. Cette action est menée en collaboration avec le Centre d’aide aux victimes d’actes criminels.

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Rédacteur en chef, journaliste à la culture et aux faits divers, Benoit.leblanc@2m.media, 450-667-4360 poste : 3526

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