Mis à jour le 09 janvier 2026 à 15h46
Une étude publiée en 2025 par la Fondation Pharmaprix pour la santé des femmes souligne que de nombreuses femmes ont du mal à reconnaître la gravité de leurs problèmes de santé, qu’ils soient liés à la santé menstruelle ou au bien-être mental.
Près de trois femmes sur quatre admettent qu’elles minimisent leurs problèmes de santé en banalisant des symptômes, croyant qu’ils n’étaient pas suffisamment graves pour demander de l’aide professionnelle.
L’étude révèle également que:
- 81% des femmes connaissent une personne dont le problème de santé aurait pu être diagnostiqué et traité plus tôt si elle avait été en mesure de mieux comprendre ses symptômes;
- Malgré la reconnaissance des symptômes courants comme les bouffées de chaleur et les règles irrégulières, 31% des femmes ont du mal à distinguer les signes normaux de ceux qui sont plus graves;
- Les femmes âgées de 23 à 43 ans sont moins susceptibles de prendre les symptômes au sérieux, tandis que 80% des femmes âgées de 44 à 50 ans sont plus susceptibles de consulter un professionnel de la santé;
- 73% des femmes minimisent les problèmes de santé qui les préoccupent, croyant que leurs symptômes ne sont pas assez graves pour demander de l’aide professionnelle.
«Nos recherches font état d’une réalité inquiétante: le manque de sensibilisation et d’éducation des femmes à l’égard de leur propre santé entraîne trop souvent des retards de diagnostic, a déclaré Paulette Minard, directrice, Investissement communautaire, Fondation Pharmaprix pour la santé des femmes, par voie de communiqué. Il s’agit d’un problème bien réel auquel la Fondation Pharmaprix pour la santé des femmes se consacre en supprimant les obstacles pour ainsi permettre aux femmes de défendre en toute confiance leurs propres droits en matière de santé.»
La Fondation Pharmaprix pour la santé des femmes compte investir afin d’améliorer l’accès, la sensibilisation et la recherche dans le domaine de la santé féminine. Dans le cadre de ses actions de soutien à la recherche et à l’innovation essentielles, la Fondation entretient un partenariat de longue date avec l’Association canadienne pour l’équité en santé des femmes, une organisation à laquelle elle vient d’ailleurs de s’engager à verser un million de dollars supplémentaires au cours des deux prochaines années.
«La Fondation Pharmaprix pour la santé des femmes a été un catalyseur pour faire de la santé des femmes une priorité nationale, affirme Amy Flood, directrice générale, Association canadienne pour l’équité en santé des femmes, dans la même communication aux médias. Cet investissement renouvelé ne se limite pas à financer la recherche, il alimente le changement dans notre façon de reconnaître les symptômes et expériences des femmes, d’y répondre et d’y accorder la priorité. Ensemble, nous travaillons à combler les lacunes en matière de sensibilisation et à bâtir un avenir où les besoins des femmes ne sont pas ignorés – nous ne pourrions pas y arriver sans des partenariats comme celui-ci. C’est bien plus que de la générosité, c’est du leadership.» (C.P./IJL)



