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    Home - Actualités - Des policiers fraternisent avec des travailleurs étrangers

    Des policiers fraternisent avec des travailleurs étrangers

    Diane HameuryPar Diane Hameury23 août 2017
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    Des travailleurs venus de l'étranger ont bien apprécié cette visite de courtoisie de policiers du poste de quartier Vimont-Auteuil.
    Des travailleurs venus de l'étranger ont bien apprécié cette visite de courtoisie de policiers du poste de quartier Vimont-Auteuil. ©Photo - Photo TC Media - Vincent Graton
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    Mis à jour le 23 août 2017 à 12h35

    C’était la deuxième année que des policiers du secteur 6 se déplaçaient pour fraterniser avec ces hommes venus du Guatemala, Mexique et Venezuela pour gagner leur croûte en sol lavallois.

    «Je croisais souvent ces travailleurs qui ne parlent qu’espagnol et nous avons au poste un policier, Mario Rojas, qui est mexicain, explique Daniel Guérin, qui s’est engagé à apporter des bouteilles de la fameuse boisson gazeuse à sa prochaine visite. Nous avons pris contact avec le propriétaire qui nous a donné le feu vert.»

    Les policiers ont distribué des bandeaux fluorescents à porter à vélo, le moyen de transport privilégié de ces gens, en plus de parler de sécurité routière, la Ferme Margiric étant située sur l’avenue des Perron, un tronçon où «les autos passent relativement vite», fait remarquer Daniel Guérin.

    Des travailleurs fidèles

    À la Ferme Margiric, quelque 270 travailleurs étrangers s’affairent dans les champs annuellement. La grande majorité revient au printemps, certains hommes oeuvrant en sol lavallois depuis 40 ans!

    «Cette année, nous avons 30 nouveaux, révèle Adriana Arian, agente de liaison et en charge des ressources humaines à la Ferme Margiric, une Guatémaltèque qui habite au Québec depuis 5 ans. Je m’occupe des demandes au programme de travailleur agricole, du processus de visa, des cartes d’assurance-maladie, d’ouverture de comptes de banque ou de les amener chez le docteur s’ils sont malades.»

    Les premiers travailleurs débarquent à l’aéroport de Montréal en mars, pour les premières plantations dans les serres, comme la salade. «Ceux qui viennent plus tard feront autre chose, comme les piments et le brocoli. Nous avons des travailleurs qui arrivent jusqu’au milieu de juin et les derniers départs sont à la fin de novembre», ajoute Adriana Arian.

    Cette dernière affirme que les travailleurs sont heureux de cette rencontre avec les policiers et que de plus en plus, ils sont acceptés dans la communauté, qui les côtoie régulièrement dans les commerces du secteur. «Ils sont tellement souvent ici qu’ils ont maintenant changé leur mentalité au sujet de la police. Ces gens viennent de petits villages et ils ne sont pas contaminés par la violence. Ils sont vraiment très gentils et corrects», de dire la jeune femme, mentionnant que le quartier Sainte-Rose était très prisé par les travailleurs.

    Lorsqu’ils retournent ensuite dans leur pays, avec l’arrivée de l’hiver au Québec, ces hommes retrouvent leur propre terre, étant eux-mêmes agriculteurs de métier.

    «Là-bas, ils ne font pas assez d’argent [pour subvenir aux besoins de leur famille].. Ils gagnent 10 $ la journée alors qu’ils font ça en une heure ici. Beaucoup sont producteurs de café, mais ils ne peuvent pas se payer de fertilisants ou de système d’irrigation. Ils vendent leur café 40 $ pour 100 livres. Ce que j’aime du programme de travailleur étranger, c’est que c’est durable et juste, puisqu’ils gagnent le même salaire qu’un travailleur québécois dans les champs», termine Adriana Arian.

    C’était la deuxième année que des policiers du secteur 6 se déplaçaient pour fraterniser avec ces hommes venus du Guatemala, Mexique et Venezuela pour gagner leur croûte en sol lavallois.

    «Je croisais souvent ces travailleurs qui ne parlent qu’espagnol et nous avons au poste un policier, Mario Rojas, qui est mexicain, explique Daniel Guérin, qui s’est engagé à apporter des bouteilles de la fameuse boisson gazeuse à sa prochaine visite. Nous avons pris contact avec le propriétaire qui nous a donné le feu vert.»

    Les policiers ont distribué des bandeaux fluorescents à porter à vélo, le moyen de transport privilégié de ces gens, en plus de parler de sécurité routière, la Ferme Margiric étant située sur l’avenue des Perron, un tronçon où «les autos passent relativement vite», fait remarquer Daniel Guérin.

    Des travailleurs fidèles

    À la Ferme Margiric, quelque 270 travailleurs étrangers s’affairent dans les champs annuellement. La grande majorité revient au printemps, certains hommes oeuvrant en sol lavallois depuis 40 ans!

    «Cette année, nous avons 30 nouveaux, révèle Adriana Arian, agente de liaison et en charge des ressources humaines à la Ferme Margiric, une Guatémaltèque qui habite au Québec depuis 5 ans. Je m’occupe des demandes au programme de travailleur agricole, du processus de visa, des cartes d’assurance-maladie, d’ouverture de comptes de banque ou de les amener chez le docteur s’ils sont malades.»

    Les premiers travailleurs débarquent à l’aéroport de Montréal en mars, pour les premières plantations dans les serres, comme la salade. «Ceux qui viennent plus tard feront autre chose, comme les piments et le brocoli. Nous avons des travailleurs qui arrivent jusqu’au milieu de juin et les derniers départs sont à la fin de novembre», ajoute Adriana Arian.

    Cette dernière affirme que les travailleurs sont heureux de cette rencontre avec les policiers et que de plus en plus, ils sont acceptés dans la communauté, qui les côtoie régulièrement dans les commerces du secteur. «Ils sont tellement souvent ici qu’ils ont maintenant changé leur mentalité au sujet de la police. Ces gens viennent de petits villages et ils ne sont pas contaminés par la violence. Ils sont vraiment très gentils et corrects», de dire la jeune femme, mentionnant que le quartier Sainte-Rose était très prisé par les travailleurs.

    Lorsqu’ils retournent ensuite dans leur pays, avec l’arrivée de l’hiver au Québec, ces hommes retrouvent leur propre terre, étant eux-mêmes agriculteurs de métier.

    «Là-bas, ils ne font pas assez d’argent [pour subvenir aux besoins de leur famille].. Ils gagnent 10 $ la journée alors qu’ils font ça en une heure ici. Beaucoup sont producteurs de café, mais ils ne peuvent pas se payer de fertilisants ou de système d’irrigation. Ils vendent leur café 40 $ pour 100 livres. Ce que j’aime du programme de travailleur étranger, c’est que c’est durable et juste, puisqu’ils gagnent le même salaire qu’un travailleur québécois dans les champs», termine Adriana Arian.

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