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Élection historique à Laval

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Élection historique à Laval

ÉLECTIONS. Le dernier scrutin provincial passera à l’histoire pour avoir permis de dégager les plus fortes majorités jamais vues jusque-là dans quatre des six comtés de la région.

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La tempête libérale qui a déferlé à Laval, le 7 avril, a non seulement emporté les deux comtés péquistes de la région, mais a consolidé plus que jamais les acquis libéraux, et ce, à la grandeur du territoire de la ville-région.

Chomedey

À commencer par le château-fort libéral, où les électeurs de Chomedey ont donné une majorité de 25 788 voix à leur député Guy Ouellette. L’ancien record appartenait à Thomas Mulcair, qui avait été reporté au pouvoir en 1998 avec 19 424 voix d’avance sur son plus proche rival.

En récoltant 73,02 % de tous les bulletins de vote validés, lundi soir, M. Ouellette a également établi une nouvelle marque, éclipsant la performance de l’ancienne vice-première ministre sous Robert Bourassa, Lise Bacon. Celle-ci avait obtenu 72,66 % des suffrages exprimés en 1985.

Fabre

Dans Fabre, le libéral Me Gilles Ouimet l’a emporté par 12 816 voix sur le péquiste François-Gycelain Rocque, triplant ainsi la majorité de 4261 voix acquise en 2003 par sa prédécesseur, Michelle Courchesne.

Avec 55,14 % des voix, l’ex-bâtonnier du Québec améliore également la marque de 52,78 % que détenait depuis 1981 le péquiste Michel Leduc, aujourd’hui président du comité exécutif du Parti québécois région Laval.

Vimont

Dans Vimont, le député libéral Jean Rousselle n’est pas en reste, lui qui a aussi établi une nouvelle marque en devançant son plus sérieux rival, le péquiste Jean Poirier, par 9424 voix. Jusque-là, c’est le libéral Vincent Auclair qui détenait la plus forte majorité du comté avec 5043 voix, obtenue en 2003.

Sainte-Rose

Quant au nouveau comté de Sainte-Rose, qui en était à sa deuxième élection, le jeune libéral de 26 ans, Jean Habel, a pris la mesure de la députée sortante Suzanne Proulx par 5839 voix. En 2012, Mme Proulx était devenue la première députée de ce 6e comté de la région, alors qu’elle avait devancé le caquiste François Gaudreau par 2038 voix.

Mille-Îles

Par ailleurs, dans Mille-Iles, une majorité de 8160 voix devant la candidate vedette du Parti québécois, Djemila Benhabib, a valu à la députée libérale Francine Charbonneau la victoire la plus décisive du comté depuis 1976. Cette année-là, où le Parti québécois de René Lévesque avait formé le gouvernement pour la toute première fois, le candidat péquiste Guy Joron avait délogé le député libéral sortant Bernard Lachance, qu’il avait battu par plus de 10 000 voix.

Laval-des-Rapides

Enfin, le libéral Saul Polo, qui a défait par 4978 voix le député sortant Léo Bureau-Blouin, a enregistré la 2e plus forte majorité de l’histoire du comté de Laval-des-Rapides, créé en 1981. Bernard Landry en avait été le premier député, élu avec une avance de 5840 voix.

6e balayage

Mine de rien, les libéraux en sont à leur 6e balayage régional, à Laval.

Ainsi, le chef libéral Philippe Couillard a répété l’exploit de Jean Charest, réussi lors des élections générales de 2003, 2007 et 2008, et de feu Robert Bourassa, en 1985 et 1989.

À l’inverse, si la forteresse libérale de Chomedey a toujours résisté aux vagues péquistes, le Parti québécois a déjà, en des années plus glorieuses, réussi à faire élire quatre députés sur cinq à Laval. Ce fut le cas en 1981 sous René Lévesque, puis en 1994 et 1998 sous Jacques Parizeau.

1994

Autres temps, autres mœurs.

Il y a 20 ans, le chef péquiste Jacques Parizeau avait carrément fait de la campagne électorale un enjeu référendaire, promettant aux Québécois de tenir un référendum sur la souveraineté du Québec en 1995, soit l’année suivant l’élection d’un gouvernement majoritaire du Parti québécois.

Résultat, le 12 septembre 1994, les candidats péquistes Joseph Facal (Fabre), Serge Ménard (Laval-des-Rapides), Lyse Leduc (Mille-Îles) et David Cliche (Vimont) délogeaient les députés sortants libéraux Jean Joly, Guy Bélanger, Jean-Pierre Bélisle et Benoit Fradet.

Cette fois-ci, c’est la menace d’un 3e référendum que le chef libéral Philippe Couillard a brandie tout au long de la campagne, jumelée à l’entêtement de Pauline Marois, laquelle a toujours refusé de se positionner clairement sur la question, qui a donné le ton à la campagne.

Résultat, le 7 avril 2014, les six candidats libéraux ont triomphé avec d’écrasantes majorités à Laval.

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Journaliste à l'économie et la politique municipale , Stéphane.st-amour@2m.media , 450-667-4360 poste : 3523

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