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Du houblon 100 % québécois pour de bon sur l’île Jésus

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Du houblon 100 % québécois pour de bon sur l’île Jésus

DOSSIER MICROBRASSERIE. Le Domaine Brune Houblonde n’est pas que la seule houblonnière à Laval, elle est aussi unique dans toute la Rive-Nord. Les plus proches producteurs du genre se trouvent du côté de Dunham et Beloeil, en Estrie et Montérégie.

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Né dans les grands espaces de l’Abitibi, Luc Fortin et son épouse, Carla Mesquita, d’origine portuguaise, préparent une retraite loin de la vie de bureau.

Déménagés dans Sainte-Dorothée en 2000, ils ont repéré une propriété de 4 acres (1400 mètres carrés) en pente naturelle, rue Urgel, près du bois de la Source. Une orientation parfaite pour l’ensoleillement et le drainage des 10 litres quotidiens qu’exige un seul plant de houblon. Chacun prend quatre ans avant d’arriver à maturité. Le premier de l’aventure a été planté en juillet 2011.

«On se cherchait un terrain pour jouer dehors, confie le contrôleur aérien de carrière. On a trouvé ce sol inutilisé depuis 40 ans dont la Ville de Laval était propriétaire. Depuis, mon objectif demeure le même: faire chaque année une bière 100 % lavalloise.»

La bière Brune Houblonde, qui se fait encore rare dans nos épiceries et dépanneurs, est créée à Saint-Eustache, en collaboration avec les bien connus Brasseurs Illimités, qui achètent 75 % de la production du Domaine. Si la première cuvée appartenait à la famille allemande des Weizen, la prochaine devrait être de type India Pale Ale (IPA).

Croissance limitée

Le houblon est une plante herbacée faisant partie de la même famille que le cannabis (Cannabaceae). Sur les quelque 3000 sortes que l’on retrouve sur la planète, environ 300 servent à la culture brassicole.

Aujourd’hui, 1800 des 2000 plants que compte cultiver le couple lavallois sont semés. Là-dessus, 450 sont en pleine maturité, 600 ont 3 ans, les 1000 autres ont entre 2 et 1 an.

«C’est le maximum dont nous pouvons nous occuper adéquatement sans l’embauche de personnel supplémentaire, explique Luc Fortin. Nous avons cinq variétés, dont une exclusivité au Canada, le Yakima Gold, que j’ai fait venir d’un laboratoire américain. Il a un fort arôme citronné.»

La grande inconnue demeure la maladie et l’épidémie possible. «Comparativement aux États-Unis, nous sommes très limités dans l’utilisation de pesticides, continue celui qui est associé avec huit autres producteurs dans la coopérative Houblon Québec. Nous avons droit à six produits, non pas à une centaine. Aussi, aucun pesticide biologique ne permet encore de se battre efficacement. En fin de compte, bien sûr, ce n’est pas une si mauvaise chose. Notre houblon est à la fois plus goûteux et de meilleure qualité pour la santé.»

Pour Luc Fortin, l’engouement pour la bière et le houblon risque encore de s’accentuer ces prochaines années. À preuve, le phénomène connaît une croissance folle en Ontario qui s’approvisionne de plus en plus en houblon du Québec, alors que les brasseurs d’ici se tournent la plupart du temps vers les États-Unis et l’Europe.

«Les coûts de production sont plus chers ici, de préciser Luc Fortin, qui possède plus de 100 000 $ en équipement. Nous faisons nos frais, sans plus. Cette culture est une passion maladive. Je ne sais pas si c’est la bière qui crée ça!»

Un festival fort bienvenu!

En juillet s’est tenu le premier Festival des bières au Centre de la nature, une initiative que salue Luc Fortin, qui était l’un des exposants et conférenciers de l’événement qui sera de retour en 2016.

«Pendant 20 ans, j’ai brassé ma propre bière maison, raconte-t-il. J’ai justement envie de m’adresser aux nannobrasseurs. Avec des visites et séances de brassage publiques, je veux faire découvrir le houblon aux gens, leur faire sentir et goûter c’est quoi.»

Du 15 au 17 juillet prochain, 70 exposants, dont plus de 30 microbrasseries, se donneront rendez-vous dans le plus grand parc urbain de Laval.

Pour qui voudrait visiter le Domaine Brune Houblonde, une fois l’hiver loin derrière, il suffit de se rendre sur son site Internet au www.brunehoublonde.com ou sur sa page Facebook.

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Rédacteur en chef, journaliste à la culture et aux faits divers, Benoit.leblanc@2m.media, 450-667-4360 poste : 3526

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